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 Viktor Bout, le plus grand trafiquant d'armes du monde.

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Arezki.Castro
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MessageSujet: Viktor Bout, le plus grand trafiquant d'armes du monde.   Sam 19 Oct - 20:48



Officier polyglotte dans l’Armée rouge
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Ancien élève de l'Institut militaire des langues étrangères de Moscou (qui forme les officiers du GRU, le renseignement militaire soviétique), il travaille ensuite comme officier dans l'aviation russe5, comme interprète. Viktor Bout parle russefarsianglaisfrançaisallemand,portugaisespagnolxhosazoulou6 et espéranto7. En 1987, il participe pendant plusieurs semaines à une opération de maintien de la paix en Angola8,9. Il passe ensuite deux ans au Mozambique10. Militaire à Vitebsk (Biélorussie) lors de l'effondrement de l'URSS et de la dissolution de son unité en 1991, il se reconvertit à vingt-quatre ans dans le trafic d'armes6. Il a su profiter, après la chute du mur de Berlin, des offres à bas prix des armes soviétiques dans des bases militaires livrées à elles-mêmes11.
Un trafiquant fréquentable
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Bout se fait remarquer sur la scène internationale lorsqu'il s'avère qu'il fournit illégalement des armes à de nombreux protagonistes enAfrique dans les années 1990, notamment au Liberia, en Sierra Leone, au Rwanda, en Angola et en République démocratique du Congo(où il procure un avion à Mobutu Sese Seko pour lui permettre de fuir, en 199710) et en Afghanistan5 aux FARC, au Sri Lanka, aux Philippines. Il a fourni des armes au régime déchu de Charles Taylor au Liberia12, et est fortement soupçonné d'avoir violé l'embargo sur les armes au Soudan (guerre civile au Darfour). Pendant la guerre civile en Angola, Viktor Bout approvisionne l'UNITA6, mais aussi l’armée gouvernementale en mines anti-personnel puis en équipement de déminage13. Après avoir approvisionné l’Alliance du Nord[réf. nécessaire], il fournit les talibans en armes12. Selon le journaliste d’investigation Alain Astaud, Bout a transporté en février 2003 du matériel de déminage pour l’ONG britannique HALO Trust6.
En raison de ses considérables capacités logistiques, Bout a été prestataire de services pour le transport d'hommes et de matériels de l’ONU en Somalie en 1993 (opération Restore Hope), puis en 1994 lors de l'opération Turquoise au Rwanda, afin d'acheminer 2 500 soldats français et leur matériel en temps voulu14,1. Il a également fourni des moyens de transport au PAM et à certaines ONG après le tsunami de 2006, ainsi qu'aux États-Unis dans le cadre des guerres en Afghanistan (jusqu'à fin 2005) et en Irak (plusieurs centaines de vols jusqu'en mars 2005, également affrétés par l’état-major britannique, selon le journaliste Jean-Michel Vernochet4), ainsi que pour les firmes de sécurité privée KBRHalliburton et FedEx en Irak). Il a également collaboré avec l'ONU et leProgramme alimentaire mondial.
Une organisation impeccable
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À la fin de la Guerre froide, il a récupéré de nombreux pilotes et une soixantaine d'appareils (AntonovsIliouchineshélicoptères12) en Europe de l’Est4. En quelques années, Viktor Bout est devenu propriétaire ou utilise plusieurs compagnies aériennes pour transporter des armes, comme Air Cess (basée à Charjah, aux Émirats arabes unis13), Aerocom, TransAvia et Centrafrican Airlines, ainsi que des avions immatriculés en Belgique, au Kazakhstan, et dans de nombreux pays d’Afrique (SwazilandLiberiaRépublique centrafricaineGuinée équatoriale). À l’apogée de ses activités, il aurait eu à sa disposition une soixantaine d’avions, soit la plus grande flotte privée au monde13. Grâce à ses contacts, il assure l’acquisition d’armes dans les stocks de l’ancien bloc de l’Est (Moldavie, Ukraine, Bulgarie), assurant sans intermédiaire leur livraison à ses commanditaires. Jusqu'à 300 personnes auraient travaillé pour lui15, mille selon d'autres sources10.
Il multiplie les sociétés-écrans, ce qui lui permet de créer dans des pays peu regardants des compagnies aériennes – parfois fictives – et de justifier les vols4. Le recours à de faux certificats d’utilisation finale ou des changements de destination en cours de vol permet d’acheminer les armes. De plus, ses compagnies aériennes transportent également des marchandises licites, notamment des poulets surgelés et des fleurs16.
Viktor Bout s'est toujours défini comme un simple homme d'affaires. Dans plusieurs interviews, il déclare n'avoir jamais eu de contacts avec les Talibans ou Al-Qaida17. Il a fait l’objet de deux tentatives de meurtres en 19984.
Arrestation et condamnation
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Faisant l'objet de sanctions de la part de l'Organisation des Nations unies et d'un mandat d'arrêt international, il se réfugie en 2001 à Moscou, où il échappe aux tentatives d’arrestation grâce à ses cinq passeports, ses différentes identités et de puissants appuis que dénoncent les enquêteurs belges12.
À partir de 2002 et une plainte déposée par la Belgique pour le blanchiment de 325 millions de dollars, Viktor Bout est recherché par Interpol. Lors du dépôt d’une demande de sanction au conseil de sécurité des Nations unies contre les trafiquants d’armes, la France le mentionne nommément, mais les États-Unis le font retirer ; il en est de même en 2004 lors d’une résolution française contre Charles Taylor. Ce n’est qu’en avril 2005 que le département du Trésor des États-Unis gèle ses comptes aux États-Unis4.
Le 6 mars 2008, Viktor Bout est arrêté à Bangkok, en Thaïlande, par des agents de la Drug Enforcement Administration qui le soupçonnent d'avoir voulu vendre des missiles sol-air et des lance-roquettes anti-blindage5 aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC)18,19. En collaboration avec les polices roumaines, danoises et des Antilles néerlandaises, les agents américains se sont fait passer pour des représentants des FARC20.
Le département de la Justice des États-Unis souhaite l’inculper pour terrorisme car les FARC sont considérés comme un mouvement terroriste aux États-Unis13. Le procureur en chef du Tribunal spécial pour la Sierra Leone demande un procès sur l’action de Viktor Bout en Afrique21.
En août 2009, en première instance, un tribunal thaïlandais refuse l'extradition de Viktor Bout vers les États-Unis22 afin qu'il soit jugé pour trafic d'armes avec les FARC et complot envers des ressortissants américains, mais la cour d'appel autorise son extradition le 20 août 201023. L'extradition a lieu le 16 novembre 201024. La Russie, qui réclame sa libération, juge cette extradition illégale.
Bout a été condamné par un jury de Manhattan le 2 novembre 2011.
Le 5 avril 2012 un juge fédéral de New York le condamne à 25 ans de prison et à une amende de 15 millions de dollars25.


Dernière édition par Arezki.Castro le Sam 19 Oct - 20:50, édité 1 fois (Raison : faute d'orthographe)
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Arezki.Castro
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MessageSujet: Re: Viktor Bout, le plus grand trafiquant d'armes du monde.   Sam 19 Oct - 20:49

Il y a un excellent film sur sa vie "Lords of War"
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Viktor Bout, le plus grand trafiquant d'armes du monde.
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