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 La formation en Aéronautique en Algérie

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boussouf
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Médaille de Citation à l'Ordre de l'Armée Médaille de la Révolution Médaille de la Résistance Médaille du Mérite Militaire une citation Vermeil Médaille du Mérite National Médaille Mérite Géopolitique Médaille sans Chevron Médaille d’Honneur Médaille du Mérite Militaire Médaille de Blessé sans Citation Médaille de Blessé avec Citation

MessageSujet: La formation en Aéronautique en Algérie   Dim 20 Mai - 16:09

Jusqu'à présent, ni l'Etat, ni Air Algérie, n'a pensé à ouvrir une école de pilotage et de navigation aérienne en Algérie préférant continuer à envoyer les élèves pilotes se former à l'étranger ( Amérique, France, Jordanie, Maroc) à coup de devises dont l'économie aurait pu permettre la création d'une grande école chez nous. Une intiaitve privée née il y aune dizaine d'années à Batna mérite notre attention. Les pouvoirs publics auraient du l'encourager et la soutenir pour en faire un pôle national et continental de formation.

Citation :


Ecole d'aviation de Batna : Icare au pays des Aurès

El Watan : 03 - 08 - 2010

Sur les allées Ben Boulaïd, au cœur de la capitale des Aurès, est née une école d'aviation, une expérience inédite en Algérie. C'est la seule en tout cas à avoir investi ce créneau, au moment où l'esprit d'entreprenariat demeure frileux en Algérie, les promoteurs refusant de s'engager en dehors des sentiers battus et des filons faciles.
« Qui ne vole au sommet tombe au plus bas degré », disait Nicolas Boileau dans ses Satires qui ont dû inspirer Abdelmadjid Louaï, à la tête de l'école et pionnier de cette entreprise familiale qui fait le bonheur de ses acteurs, car il s'agit d'une aventure avant tout. Pour ceux qui ont vu Là-Haut, le film d'animation à succès sorti des studios Disney et primé par un Oscar, il est facile d'imaginer le personnage de Louaï. Refusant de prendre une retraite pourtant méritée, ce sexagénaire infatigable continue de parcourir les capitales occidentales à la recherche de bons contrats pour sa société. M. Louaï est à la tête d'Aurès Aviation depuis 10 ans. Un rêve d'enfance réalisé contre vents et marées, en dépit d'un terrain extrêmement difficile, sans visibilité aucune quant à un avenir économique viable. Créée en 2000, sous l'agrément portant le n°001 délivré par la Direction de l'aviation civile et de la météorologie (DACM), Aurès Aviation ne pouvait compter à ce moment-là que sur les moyens propres de la famille, l'expérience et par-dessus tout la passion de son fondateur. A l'âge de 20 ans, ce dernier fréquente déjà les aéroclubs de Cannes, où il décroche sa licence professionnelle de pilote d'avion. Cette expérience acquise en France lui permettra plus tard de former ses propres enfants, dont l'un est devenu instructeur et pilote de ligne, détenteur de l'ATPL (Air Transport Pilot Licence).
La formation de pilote est la plus chère dans le monde, tous domaines confondus. L'Algérie, qui a pourtant fait de l'éducation et de la formation un canon stratégique dès l'indépendance, ne dispose pas de sa propre école et envoie son personnel naviguant se former dans des écoles étrangères, notamment en France, en Angleterre et, depuis quelques années, en Jordanie. Un investissement qui coûte énormément d'argent au Trésor algérien et bénéficie à des étrangers. C'est afin de pallier ce vide et investir un créneau vierge qu'Aurès Aviation a vu le jour. Une décennie après sa création, l'école s'est dotée d'un potentiel humain et matériel qui n'a rien à envier aux autres.



Boycott à l'algérienne


Se maintenir en vie avec toutes les difficultés rencontrées durant 10 ans est en soi un exploit. Pour résister, il a fallu partir sur des bases solides. Les fondations de la maison s'appuient en effet sur un encadrement de choix. Un personnel qualifié ayant plus de 20 ans d'expérience. « Des gens qui ont passé leur vie dans la famille aéronautique », affirme M. Louaï, qui nous présente Bounaâma Abdelmadjid, Mehdi Djamel et Mebrek Souhil, respectivement directeur technique, directeur de la formation, et directeur des études. Chacun d'eux cumule plus de 30 ans d'expérience et 22 000 heures de vol, poursuit-il, ce qui, chez les gens du métier, sont des références qui imposent le respect partout dans le monde. « Notre personnel est plus qualifié que celui de ces écoles (les écoles étrangères choisies par l'Etat pour former les Algériens, ndlr), je le dis en connaissance de cause. Ici, on a des instructeurs d'expérience, contrairement à l'étranger où tout le monde ne peut pas se le permettre », insiste M. Louaï. Cet atout, pourtant solide, n'a, semble-t-il, pas joué en faveur de l'investisseur. Les appareils acquis pour servir aux leçons de pilotage, les hangars loués auprès de la direction de l'aéroport Mustapha Ben Boulaïd de Batna et l'ensemble des moyens humains et matériels mobilisés pour offrir une formation conforme aux standards internationaux n'ont pas pu convaincre les tenants de la décision. Air Algérie, l'unique employeur de personnel naviguant, l'éphémère Khalifa Airways et l'Etat, propriétaire et tenant du monopole dans le domaine, ont continué à tourner le dos à l'offre nationale en favorisant des écoles étrangères, « alors que nous avons les mêmes moyens que les écoles étrangères comme Oxford en Angleterre ou les écoles française et arabes », commente encore M. Louaï.
Que reproche-t-on à Aurès Aviation ? Mystère ! Car les raisons de ce boycottage qui ne dit pas son nom n'ont jamais été clairement exprimées. En 2006, l'école a assuré une présélection de 96 candidats pilotes pour le compte d'Air Algérie. Mais pour leur formation, la compagnie a préféré les envoyer ailleurs. Manque de confiance ? Ou alors y avait-il des enjeux qui poussaient la compagnie à donner son argent à d'autres ? Quelque temps après, Air Algérie a envoyé 135 pilotes sous d'autres cieux, notamment dans une école de Jordanie, pour « rafraîchissement », comme on dit dans le jargon des gens du métier (mise à niveau). Avec l'argent versé dans des comptes étrangers, une fortune, l'Etat aurait pu créer une école en Algérie. Grâce à cet argent, l'école jordanienne a acheté des avions. Beaucoup d'autres établissements bénéficiaires reconnaissent qu'ils existent grâce à l'argent de l'Algérie.


Là-haut, l'aventure continue


En l'espace d'une décennie, l'école peut s'enorgueillir d'avoir formé une centaine de pilotes privés et professionnels – dont six pour le corps de la Protection civile –, assuré la mise à niveau des pilotes de la DGSN ainsi que la remise à niveau et la revalidation de licence – 15 heures de vol, 10 heures de simulateur et 50 heures de théorie – de 135 pilotes repêchés par Air Algérie parmi les rescapés de Khalifa Airways. Des services qui ont valu des remerciements à l'école et qui font la fierté des instructeurs. « Aucune école au monde n'aurait pu réussir cela en 9 mois », souligne Mebrek Souhil, ajoutant : « On ne joue pas aux billes, ici, on a fait nos preuves. » Mais loin de dormir sur ses lauriers, l'école préfère avancer et se donner les moyens d'assurer de meilleures performances. Cet état d'esprit justifie des investissements encore plus lourds accomplis aujourd'hui pour agrandir l'école et la doter d'outils compétitifs. Environ 800 millions de dinars ont été mobilisés pour la construction d'une nouvelle école, dans la zone industrielle de Batna. Une infrastructure moderne offrant tous les moyens nécessaires pour l'accueil et la formation.
C'est cette école qu'a visitée Amar Tou, ministre des Transports, en mars dernier. M. Tou a été impressionné par le simulateur de dernière génération (simule les avions à réaction et à hélices), flambant neuf, acquis par l'école, ce qui a sans doute motivé sa décision d'amener la DACM à orienter les formations vers Aurès Aviation en ne validant plus le personnel envoyé par les compagnies nationales à l'étranger. Une décision jugée révolutionnaire et stratégique, qui tombe à point nommé pour réduire les dépenses de l'Etat, du moment que celles-ci ne sont plus justifiées. Bien que réjoui par ce tournant, le staff de l'école prend le temps qu'il faut pour voir se traduire sur terrain cette décision. Sinon, l'école poursuit son effort de modernisation. Sa flotte devrait connaître un boom avec l'acquisition récente de 10 appareils et l'arrivée prochaine de 8 autres. Aurès Aviation prévoit aussi l'achat d'hélicoptères, dès réception de l'autorisation de la DACM. Sur les tablettes des stratèges de l'école, il est question aussi d'un projet de formation du personnel naviguant de cabine (PNC), la signature prochaine d'une convention avec l'université de Batna pour assurer la formation théorique des ingénieurs en maintenance aéronautique et l'élargissement de ses activités en offrant, à la carte, tout ce qui est formation en matière de navigation. Il est prévu aussi une ouverture sur le marché international.
L'école attend incessamment l'autorisation de la DACM pour accueillir et former des élèves vietnamiens, tout en lorgnant du côté du marché de l'Afrique subsaharienne. Au moment de notre visite des locaux d'Aurès Aviation, les salles de cours étaient occupées par une soixantaine d'élèves candidats à une préselection (évaluation des aptitudes pour faire carrière) pour le compte de Tassili Airlines (TAL). Le vent en poupe, M. Louaï annonce que son école offre une formation gratuite à 10 Soudanais (pilotes et PNC). Une manière de remercier ce pays d'avoir soutenu l'équipe nationale et porté le drapeau algérien durant le match de qualification au Mondial face à l'Egypte. Il est clair que le patron d'Aurès Aviation est sur un nuage. Voir s'accomplir son rêve d'Icare et goûter aux fruits de la réussite lui donnent des ailes, à lui et à tout le staff de l'école. Autant de passion et de persévérance « exupérienne » devraient faire de l'émulation parmi tous les rêveurs algériens désirant s'accomplir et s'élever.

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boussouf
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MessageSujet: Re: La formation en Aéronautique en Algérie   Dim 20 Mai - 16:29

L'Institut d'Aéronautique rattaché à la Faculté des sciences de l'ingénieur de l'Université Saad Dahlab de Blida est le seul institut civil d'aéronautique à l'échelle nationale qui forme dans les diverses disciplines aéronautiques mais pas dans le pilotage. Il était question que l'Institut ouvre une section pour le pilotage mais le projet n'a jamais été concrétisé.

Citation :


L'INSTITUT D'AERONAUTIQUE DE L'UNIVERSITE DE BLIDA

Historique

Dès l'indépendance, le besoin d'une école algérienne d'aéronautique s'est fait ressentir, notamment pour palier au déficit du personnel qualifié dans les domaines techniques se rapportant à l'Aéronautique (Construction, maintenance et exploitation), suite au vide créé par le départ massif et précipité du personnel existant jadis.

Dans une première phase fut crée l'École de l'Aviation Civile et Militaire (EACM) qui fonctionna de 1963 à 1970 à Dar El Beida. De 1979 à 1985 fut implantée à Constantine l'ENATAC provisoirement. Ces deux écoles ont été dissoutes à la fin des périodes citées ci-dessus et ont trouvé leurs missions et attributions confiées à des structures de formation du Ministère de la Défense Nationale qui ont récupéré leurs moyens matériels notamment ceux pédagogiques.

Les structures de formation du Ministère de la Défense Nationale ont été d'un apport certain pour le secteur du transport aérien en matière de Navigation Aérienne mais compte tenu des contraintes, le recours à la formation massive à l'étranger pour diverses spécialités aéronautiques a été mis en œuvre par les entreprises sous tutelle du Ministère du Transport.

Pour pallier à cette situation, et par le décret 861238 du 16 septembre 1986, fut crée l'Institut d'Aéronautique de Blida.

II est le fruit du travail de la commission AD-HOC chargée du suivi du projet de l'Institut d’aéronautiques dés 1977 sous l'égide du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et en collaboration avec le Ministère du Transport et le Ministère de la Défense Nationale. Il aura un statut d'INES (Institut National d'Enseignement Supérieur) jusqu'à la création de l'Université de Blida par le décret 89/137 du 1er Août 1989 date à laquelle il sera promu au rang d'Institut d'Université. C'est à partir de cette Université que l'Institut a pu mobiliser des enseignants de haut rang ayant des compétences scientifiques et techniques nécessaires.

C'est ensuite en 1999, après la réorganisation de l'Université Saad Dahlab de Blida, que l'Institut d'Aéronautique sera rattaché en tant que Département à la Faculté des Sciences de l'Ingénieur.

Afin de s'adapter graduellement aux besoins exprimés par le secteur aéronautique national, l'Institut d'Aéronautique a lancé dés le début des années 90 des formations accélérées au profit de la filière navigation aérienne.

Entre temps, en 1997, la direction de l'Institut d'Aéronautique a dégagé une commission qui avait pour mission un réaménagement des contenus des programmes de formation ainsi que le changement des intitulés de nos deux filières existantes qui sont devenus « maintenance aéronautique » et « navigation aéronautique ».

Ceci a été rendu possible grâce aux différentes rencontres d'évaluation initiées par la direction de nos formations avec le secteur utilisateur (la Compagnie Nationale Air Algérie et l'Entreprise Nationale de la Navigation Aérienne et les compagnies privées) en tenant compte de recommandations et remarques faites par le secteur utilisateur constatée par la suite de recrutement des ingénieurs et techniciens supérieurs au niveau même de ces derniers organismes.

Actuellement et suite aux exigences de la mondialisation et l'uniformisation des diplômes au niveau mondial, le Département d'Aéronautique a créer six licences (dans le système LMD) dans le domaine de la Construction Aéronautique et de la Navigation Aérienne.

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MessageSujet: Re: La formation en Aéronautique en Algérie   Dim 20 Mai - 16:33

Citation :


Département d' Aéronautique , Année Universitaire 2010/2011

Cycle

Option

Année d'étude

Situation

Algériens

Etrangers

Total

Mas

Fem

Mas

Fem

Mas.

Fem.

Total
L.M.D Tronc Commun L.M.D.1ère AnnéeNouv Inscr 118790011879197
Transférés 291501291645
Doublant 2910029130
S/Total Année176950117696272
2ème AnnéeAdmis 120256112626152
Doublant 3210426
S/Total Année123277113028158
Total T.C.S.29912272306124430
Licence : Spécialité:Avionique3ème AnnéeAdmis 1450014519
Licence: Spécialité:Installation3ème AnnéeAdmis 85008513
Doublant 0010101
Licence : Spécialité:Opération3ème AnnéeAdmis 1080010818
Licence : Spécialité:Propulsion avion 3ème AnnéeAdmis 1524019221
Licence : Spécialité:Exploitation3ème AnnéeAdmis 971010717
Licence : Spécialité : Structure3ème AnnéeAdmis 83008311
S/Total ( Licence ) L.M.D.6430607030100
Master : Spécialité:CNS/ATM1ère AnnéeNouv Inscr 1631017320
Master :Spécialité:Operation1ère AnnéeNouv Inscr 1050010515
Master : Spécialité:Propulsion avion 1ère AnnéeNouv Inscr 1203015015
Master : Spécialité:Structure1ère AnnéeNouv Inscr 1110011112
S/Total ( Master ) L.M.D.4994053962
S/Total ( T.C.S.+ Licence + Master) L.M.D.412161172429163592
LongInstallation4ème AnnéeDoublant 0110112
S/Total Année 0110112
5ème AnnéeAdmis 89109918
Doublant 1000101
S/Total Année991010919
S/Total Instalation91020111021
Opération4ème AnnéeAdmis 0100011
S/Total Année 0100011
5ème AnnéeAdmis 121220141226
S/Total Année121220141226
S/Total Opération121320141327
Propulsion4ème AnnéeAdmis 1000101
Triplant1000101
S/Total Année 2000202
5ème AnnéeAdmis 181000181028
S/Total Année181000181028
S/Total Propulsion201000201030
Structure5ème AnnéeAdmis 2191022931
Transférés 1000101
S/Total Structure2291023932
Exploitation4ème AnnéeDoublant 1100112
S/Total Année 1100112
5ème AnnéeAdmis 66208614
S/Total Année66208614

S/Total Exploitation

7

7

2

0

9

7

16

S/Total Cycle Long

70

49

7

0

77

49

126

TOTAL DEPARTEMENT

482

210

24

2

506

212

718

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MessageSujet: Icare   Jeu 12 Juil - 21:10

[b]icare au pays des Aurès



http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-ecole-d-aviation-de-batna-c-est-la-seule-a-avoir-investi-ce-creneau-54854904.html




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MessageSujet: Re: La formation en Aéronautique en Algérie   Jeu 26 Juil - 12:40

boussouf a écrit:
Jusqu'à présent, ni l'Etat, ni Air Algérie, n'a pensé à ouvrir une école de pilotage et de navigation aérienne en Algérie préférant continuer à envoyer les élèves pilotes se former à l'étranger ( Amérique, France, Jordanie, Maroc) à coup de devises dont l'économie aurait pu permettre la création d'une grande école chez nous. Une intiaitve privée née il y aune dizaine d'années à Batna mérite notre attention. Les pouvoirs publics auraient du l'encourager et la soutenir pour en faire un pôle national et continental de formation.

Citation :


Ecole d'aviation de Batna : Icare au pays des Aurès

El Watan : 03 - 08 - 2010

Sur les allées Ben Boulaïd, au cœur de la capitale des Aurès, est née une école d'aviation, une expérience inédite en Algérie. C'est la seule en tout cas à avoir investi ce créneau, au moment où l'esprit d'entreprenariat demeure frileux en Algérie, les promoteurs refusant de s'engager en dehors des sentiers battus et des filons faciles.
« Qui ne vole au sommet tombe au plus bas degré », disait Nicolas Boileau dans ses Satires qui ont dû inspirer Abdelmadjid Louaï, à la tête de l'école et pionnier de cette entreprise familiale qui fait le bonheur de ses acteurs, car il s'agit d'une aventure avant tout. Pour ceux qui ont vu Là-Haut, le film d'animation à succès sorti des studios Disney et primé par un Oscar, il est facile d'imaginer le personnage de Louaï. Refusant de prendre une retraite pourtant méritée, ce sexagénaire infatigable continue de parcourir les capitales occidentales à la recherche de bons contrats pour sa société. M. Louaï est à la tête d'Aurès Aviation depuis 10 ans. Un rêve d'enfance réalisé contre vents et marées, en dépit d'un terrain extrêmement difficile, sans visibilité aucune quant à un avenir économique viable. Créée en 2000, sous l'agrément portant le n°001 délivré par la Direction de l'aviation civile et de la météorologie (DACM), Aurès Aviation ne pouvait compter à ce moment-là que sur les moyens propres de la famille, l'expérience et par-dessus tout la passion de son fondateur. A l'âge de 20 ans, ce dernier fréquente déjà les aéroclubs de Cannes, où il décroche sa licence professionnelle de pilote d'avion. Cette expérience acquise en France lui permettra plus tard de former ses propres enfants, dont l'un est devenu instructeur et pilote de ligne, détenteur de l'ATPL (Air Transport Pilot Licence).
La formation de pilote est la plus chère dans le monde, tous domaines confondus. L'Algérie, qui a pourtant fait de l'éducation et de la formation un canon stratégique dès l'indépendance, ne dispose pas de sa propre école et envoie son personnel naviguant se former dans des écoles étrangères, notamment en France, en Angleterre et, depuis quelques années, en Jordanie. Un investissement qui coûte énormément d'argent au Trésor algérien et bénéficie à des étrangers. C'est afin de pallier ce vide et investir un créneau vierge qu'Aurès Aviation a vu le jour. Une décennie après sa création, l'école s'est dotée d'un potentiel humain et matériel qui n'a rien à envier aux autres.



Boycott à l'algérienne


Se maintenir en vie avec toutes les difficultés rencontrées durant 10 ans est en soi un exploit. Pour résister, il a fallu partir sur des bases solides. Les fondations de la maison s'appuient en effet sur un encadrement de choix. Un personnel qualifié ayant plus de 20 ans d'expérience. « Des gens qui ont passé leur vie dans la famille aéronautique », affirme M. Louaï, qui nous présente Bounaâma Abdelmadjid, Mehdi Djamel et Mebrek Souhil, respectivement directeur technique, directeur de la formation, et directeur des études. Chacun d'eux cumule plus de 30 ans d'expérience et 22 000 heures de vol, poursuit-il, ce qui, chez les gens du métier, sont des références qui imposent le respect partout dans le monde. « Notre personnel est plus qualifié que celui de ces écoles (les écoles étrangères choisies par l'Etat pour former les Algériens, ndlr), je le dis en connaissance de cause. Ici, on a des instructeurs d'expérience, contrairement à l'étranger où tout le monde ne peut pas se le permettre », insiste M. Louaï. Cet atout, pourtant solide, n'a, semble-t-il, pas joué en faveur de l'investisseur. Les appareils acquis pour servir aux leçons de pilotage, les hangars loués auprès de la direction de l'aéroport Mustapha Ben Boulaïd de Batna et l'ensemble des moyens humains et matériels mobilisés pour offrir une formation conforme aux standards internationaux n'ont pas pu convaincre les tenants de la décision. Air Algérie, l'unique employeur de personnel naviguant, l'éphémère Khalifa Airways et l'Etat, propriétaire et tenant du monopole dans le domaine, ont continué à tourner le dos à l'offre nationale en favorisant des écoles étrangères, « alors que nous avons les mêmes moyens que les écoles étrangères comme Oxford en Angleterre ou les écoles française et arabes », commente encore M. Louaï.
Que reproche-t-on à Aurès Aviation ? Mystère ! Car les raisons de ce boycottage qui ne dit pas son nom n'ont jamais été clairement exprimées. En 2006, l'école a assuré une présélection de 96 candidats pilotes pour le compte d'Air Algérie. Mais pour leur formation, la compagnie a préféré les envoyer ailleurs. Manque de confiance ? Ou alors y avait-il des enjeux qui poussaient la compagnie à donner son argent à d'autres ? Quelque temps après, Air Algérie a envoyé 135 pilotes sous d'autres cieux, notamment dans une école de Jordanie, pour « rafraîchissement », comme on dit dans le jargon des gens du métier (mise à niveau). Avec l'argent versé dans des comptes étrangers, une fortune, l'Etat aurait pu créer une école en Algérie. Grâce à cet argent, l'école jordanienne a acheté des avions. Beaucoup d'autres établissements bénéficiaires reconnaissent qu'ils existent grâce à l'argent de l'Algérie.


Là-haut, l'aventure continue


En l'espace d'une décennie, l'école peut s'enorgueillir d'avoir formé une centaine de pilotes privés et professionnels – dont six pour le corps de la Protection civile –, assuré la mise à niveau des pilotes de la DGSN ainsi que la remise à niveau et la revalidation de licence – 15 heures de vol, 10 heures de simulateur et 50 heures de théorie – de 135 pilotes repêchés par Air Algérie parmi les rescapés de Khalifa Airways. Des services qui ont valu des remerciements à l'école et qui font la fierté des instructeurs. « Aucune école au monde n'aurait pu réussir cela en 9 mois », souligne Mebrek Souhil, ajoutant : « On ne joue pas aux billes, ici, on a fait nos preuves. » Mais loin de dormir sur ses lauriers, l'école préfère avancer et se donner les moyens d'assurer de meilleures performances. Cet état d'esprit justifie des investissements encore plus lourds accomplis aujourd'hui pour agrandir l'école et la doter d'outils compétitifs. Environ 800 millions de dinars ont été mobilisés pour la construction d'une nouvelle école, dans la zone industrielle de Batna. Une infrastructure moderne offrant tous les moyens nécessaires pour l'accueil et la formation.
C'est cette école qu'a visitée Amar Tou, ministre des Transports, en mars dernier. M. Tou a été impressionné par le simulateur de dernière génération (simule les avions à réaction et à hélices), flambant neuf, acquis par l'école, ce qui a sans doute motivé sa décision d'amener la DACM à orienter les formations vers Aurès Aviation en ne validant plus le personnel envoyé par les compagnies nationales à l'étranger. Une décision jugée révolutionnaire et stratégique, qui tombe à point nommé pour réduire les dépenses de l'Etat, du moment que celles-ci ne sont plus justifiées. Bien que réjoui par ce tournant, le staff de l'école prend le temps qu'il faut pour voir se traduire sur terrain cette décision. Sinon, l'école poursuit son effort de modernisation. Sa flotte devrait connaître un boom avec l'acquisition récente de 10 appareils et l'arrivée prochaine de 8 autres. Aurès Aviation prévoit aussi l'achat d'hélicoptères, dès réception de l'autorisation de la DACM. Sur les tablettes des stratèges de l'école, il est question aussi d'un projet de formation du personnel naviguant de cabine (PNC), la signature prochaine d'une convention avec l'université de Batna pour assurer la formation théorique des ingénieurs en maintenance aéronautique et l'élargissement de ses activités en offrant, à la carte, tout ce qui est formation en matière de navigation. Il est prévu aussi une ouverture sur le marché international.
L'école attend incessamment l'autorisation de la DACM pour accueillir et former des élèves vietnamiens, tout en lorgnant du côté du marché de l'Afrique subsaharienne. Au moment de notre visite des locaux d'Aurès Aviation, les salles de cours étaient occupées par une soixantaine d'élèves candidats à une préselection (évaluation des aptitudes pour faire carrière) pour le compte de Tassili Airlines (TAL). Le vent en poupe, M. Louaï annonce que son école offre une formation gratuite à 10 Soudanais (pilotes et PNC). Une manière de remercier ce pays d'avoir soutenu l'équipe nationale et porté le drapeau algérien durant le match de qualification au Mondial face à l'Egypte. Il est clair que le patron d'Aurès Aviation est sur un nuage. Voir s'accomplir son rêve d'Icare et goûter aux fruits de la réussite lui donnent des ailes, à lui et à tout le staff de l'école. Autant de passion et de persévérance « exupérienne » devraient faire de l'émulation parmi tous les rêveurs algériens désirant s'accomplir et s'élever.

Merci voussoir pour cet article... Comme quoi une belle région peut aussi accueillir des projets techniques ambitieux... Mais je m'inquiète pour tout vous dire quand je vois le voisin de l'ouest accueillir des grosses pointures comme bombardier et l'émergence d'une sous traitance de plus en plus crédibles sa me fout les boules...Tant de temps perdu d'occasion filer

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La formation en Aéronautique en Algérie

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