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 La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Mar - 13:37

Rebell a écrit:
les deux si je suis métis c'est pas ma faute je vais pas choisir et en terme de mentalité il sont pas si loin que sa on tout cas l’Algérie n'est pas proche des autre pays arabe niveau mentalité Wink
on dis pas metis tu n'est pas de couleur je crois
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Mar - 13:40

Rebell a écrit:
tu veux dire quoi surement pas comme les iranien?? u_u j'ai dit proche mais a tentendre parlé on dirait les autre pays arabe

et pour ton info l'autre c algerien u_u tu parle comme si tu et le seul patriote ici u_u
on se ressemble pas et n'essai pas de coller ca a tout les algerien , l'iran c'est l'iran , et l'algerie c'est l'algerie , on est pas proche , dans tout , et surement pas la mentalité ,
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Mar - 14:09

tu parle sans savoir je sais très bien je connait parfaitement la mentalité et l’Algérie et l’Iran on presque la même mentalité comparé a tout les autre arabe et metis c pour dire motier moitier
mdrr je voie la même mentalité que sadam dans tes dire

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Mar - 14:14

FIN DU HS

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Mar - 14:28

apparemment sa lui plait pas qu’il ya une perse enfin breff c la mentalité aussi u_u
pour revenir au sujet ya rien a dire l’Irak ses fait avoir comme un débutant et il a agresser l’Iran et a la fin il sais fait poignarder par ses propre frère

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Mar 12 Mar - 16:46

La pire chose dans une guerre c'est d'utiliser des enfant

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Mar 12 Mar - 16:50

hhh il veux ouvrir un autre font

yak sois en témoin qui lance la discutions


vive les basij qui défendent leur pays


comme on dit chez nous skara fel 3adyan

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Mar 12 Mar - 17:00

topic fermé

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:27

3 octobre 1980
Guerre Irak-Iran : images tournées sur le front Irakien et notamment dans la capitale Irakienne de Bagdad harcelée par l'aviation Iranienne.

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:34

23 mars 1988
Guerre Iran-Irak : L'Irak a bombardé des villages kurdes (dont Halabja) avec des armes chimiques pour enrayer une offensive iranienne. L'Irak a déjà été condamné deux fois par les Nations Unies pour usage de l'arme chimique. Images trés violentes de cadavres de civils kurdes (dont des enfants) dans la village de Halabja et de blessés, brûlés, dans un hôpital.

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:37

3 novembre 1980
La guerre Iran - Irak : reportage de Jacques ABOUCHAR coté iranien, dans la région de Dezfoul

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:40

yak a écrit:
23 mars 1988
Guerre Iran-Irak : L'Irak a bombardé des villages kurdes (dont Halabja) avec des armes chimiques pour enrayer une offensive iranienne. L'Irak a déjà été condamné deux fois par les Nations Unies pour usage de l'arme chimique. Images trés violentes de cadavres de civils kurdes (dont des enfants) dans la village de Halabja et de blessés, brûlés, dans un hôpital.

A noter que Saddam n'avait vraiment aucune pitié envers les Kurdes..

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:45

12 fevrier 1983
Enfant soldat mort au sol-blesses graves. Prisonniers assis mains ds le dos (prisonniers Iraniens).

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:46

20 mars 1984
Six enfants soldats Iraniens faits prisonnier par les Irakiens ont été exhibés lors d'une conférence de presse

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:49

Volontaire Soudanais en 1983. Les Irakiens n'utilisait pas d'enfant au moins..
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 24 Mar - 19:51

Guerre Iran-Irak : alors que les combats continuent, reportage dans un camp à l'Ouest de Bagdad où 1300 les jeunes et enfants s'entraînent à devenir soldats

mais ils ont les jeunesses baathistes

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Mer 22 Mai - 15:57

opération aérienne iranienne contre des site irakien sisi les frontiére sont très très importante a protéger

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Mer 22 Mai - 15:58

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 27 Mai - 19:44

saddam sur le frontles pilotes iraniensOrdre de bataille


Armée de terre irakienne (1980)


1e Corps d'Armée (secteur entre Rawanduz et Marivan)

  • 7e Division d'Infanterie (QG Souleimaniye, Irak)
  • 11e Division d'Infanterie (QG Suleimaniyeh, Irak) (-) (113e Brigade d'Infanterie)
2e Corps d'Armée (secteur entre Qasr-e Chirin, Ilam et Mehran, blindés déployés entre Mehran et Dezful

  • 6e Division blindée (QG Bakouba, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
  • 9e Division blindée (QG Baqubah, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
  • 10e Division blindée (QG Baqubah, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
  • 2e Division d'Infanterie (QG Kirkouk, Irak)
  • 4e Division d'Infanterie (QG Mossoul, Irak)
  • 6e Division d'Infanterie (QG Baqubah, Irak)
  • 8e Division d'Infanterie (QG Erbil, Irak)
3e Corps d'Armée (QG al-Qurnah, Irak, secteur entre Dezful et Abadan)

  • 3e Division blindée (QG Tikrit, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
  • 10e Division blindée (QG Bagdad, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
  • 12e Division blindée (QG Dahuk, Irak) 300 (T-62) (BMP-1) (en réserve)
  • 1e Division mécanisée (QG Divaniyeh, Irak) 200 (T-55) (Véhicule de transport de troupes OT-64/BTR-50 tchèque)
  • 5e Division mécanisée (QG Bassorah, Irak) 200 (T-55) (OT-64 APC/BTR-50 APC tchèque)
  • 31e Brigade des forces spéciales indépendantes (-) (2 bataillons) (l'un rattaché à la 5e division mécanisée, l'autre à la 3e division blindée.
  • 33e Brigade des forces spéciales indépendantes
  • 10e Brigade blindée indépendante (T-72) (BMP-1)
  • 12e Brigade blindée indépendante (T-72) (BMP-1)
  • 113e Brigade d'infanterie (détachement de la 11e division d'infanterie)
Armée de terre de la république islamique d'Iran (1980)



Article détaillé : Armée iranienne.

  • 16e Division blindée (QG Qazvin, Iran) (Char M60A1) (M113)
  • 81e Division blindée (QG Kermanshah, Iran) (Chars Chieftain) (M113)
  • 92e Division blindée (QG Khuzestan, Iran) (Chieftain) (M113)
  • 21e Division d'infanterie (QG Téhéran, Iran)
  • 28e Division d'infanterie (Sanandaj, Saqez et Marivan, Iran) (1 brigade blindée) (M60A1) (M113)
  • 64e Division d'infanterie (Orumiyeh, Iran)
  • 77e Division d'infanterie (Khorasan, Iran) (1 brigade blindée) (M48) (BTR-50)
  • 37e Brigade blindée (Shiraz, Iran)
  • 88e Brigade blindée (Zahedan, Iran) (Chieftain) (couvrant les frontières avec l'Afghanistan et le Pakistan)
  • 30e Brigade d'infanterie (Gorgan, Iran)
  • 84e Brigade d'infanterie (Khorramabad, Iran) (déployée sur le front, faisant la liaison entre les positions de la 81e et de la 92e division blindée.
  • 23e Brigade des forces spéciales (Téhéran, Iran) (déployée le long de la frontière irakienne dans 13 détachements séparés)
  • 55e Brigade aérienne (Shiraz, Iran) (un bataillon déployé à Sardasht, et une compagnie chacune à Sanandaj et à Dezful, Iran)
  • 11e Groupe indépendant d'artillerie
  • 22e Groupe indépendant d'artillerie (Khuzestan, Iran)
  • 33e Groupe indépendant d'artillerie
  • 44e Groupe indépendant d'artillerie
  • 55e Groupe indépendant d'artillerie (Khuzestan, Iran)
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 8 Juin - 17:24

Le rôle de l'Iran dans la guerre d'Irak (2001-2011) : première partie



Richard Fondin
12/03/2013

Depuis plus de dix ans, les relations entre les Etats-Unis et l'Iran se caractérisent par une rivalité aux méthodes souvent indirectes. En témoignent, par exemple, les proxy wars. Si Washington a eu l'occasion de tester ce stratagème contre l'Union soviétique au cours de la Guerre froide, Téhéran s'est quant à lui illustré dans ce domaine contre l'Etat d'Israël, notamment par l’intermédiaire du Hezbollah, puis du Hamas jusqu’à 2012. Depuis 2003, l'Iran a saisi l'opportunité de mettre en pratique cette tactique indirecte contre les Américains sur le théâtre irakien. Le succès remarquable de cette entreprise interpelle actuellement ceux (1) qui ont le plus à craindre de la formation d’un « arc chiite », en particulier depuis le début de l'insurrection en Syrie.

Mais revenons un peu en arrière. Au moment où les attentats du World Trade Center sont survenus, l'Iran avait déjà tenté de restaurer avec les Etats-Unis un dialogue rendu difficile par la loi d'Amato-Kennedy, votée en 1996. En septembre 2000, lors d'un discours devant les Nations unies, le président Khatami a par exemple évoqué la nécessité d'un « dialogue des civilisations », faisant par là un « pied-de-nez » aux théories d'Huntington, qui séduisaient particulièrement les think tanks conservateurs à cette époque. Le 12 septembre 2001, Téhéran a donc tendu la main à Washington en faisant preuve de compassion envers le peuple américain. Par ce geste, l'Iran attestait de son innocence et en profitait pour proposer son aide pour lutter contre les auteurs des attentats. Selon Robert Baer, ancien agent de la CIA, l'Iran aurait ainsi fourni à l'armée américaine de précieux renseignements sur les positions talibanes en Afghanistan, qui firent la réussite des premiers développements de l'opération « Enduring Freedom ». Cependant, en décembre 2001, des armes sont découvertes dans les cales du Karin A au large d'Eilat, dans le golfe d’Aqaba. L'Iran est très vite soupçonné de vouloir acheminer du matériel aux Palestiniens de l'OLP. Dès lors, les néoconservateurs proches du président Bush vont refuser de témoigner de la gratitude attendue par Téhéran pour son aide en Afghanistan, et placer l'Iran sur un « axe du mal » contre lequel ils étaient maintenant décidés à lutter jusqu'au bout (2). C'en était trop, Téhéran devait réagir. Lorsque l’intervention américaine en Irak se profilera et qu’on en discutera bruyamment au Conseil de sécurité des Nations-unies, l’Iran établira discrètement des plans pour que les soldats américains s'enlisent sur les terres de son rival et voisin. Enfin, Téhéran pensait peut-être ainsi gagner un temps précieux pour relancer son programme nucléaire, sans trop avoir à craindre d'être à son tour bombardée ni envahie.

Aider les Américains en Irak... à leur insu ?

Il est clairement établi, aujourd'hui, que l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis ne s'est pas décidée sur la base de faits établis. L'aveuglement idéologique des néoconservateurs n'a pas laissé aux services de renseignement américains le temps nécessaire à la vérification de ces informations. Or, on sait aussi que ces dernières ont en grande partie reposé sur les allégations de l'Irakien chiite Ahmed Chalabi, dont les relations avec l'Iran paraissent pour le moins ambiguës.

Né en 1944 à Bagdad, diplômé du MIT et de l'université de Chicago, il a d’abord travaillé sans grand succès dans le milieu bancaire en Jordanie (3) avant de s’illustrer dans l'opposition à Saddam Hussein. En 1992, il créée le Congrès national irakien (CNI), basé à Londres et financé par les Américains. Il entre probablement à ce moment là en liaison directe avec des agents de la CIA chargés de la propagande contre le rais. Au début des années 2000, Chalabi fait partie de l'entourage proche de Dick Cheney et côtoie le Département de la défense, alors que la CIA et le Département d'Etat commencent à avoir quelques doutes à son sujet. Selon l'analyste Alain Rodier du CF2R (4) et selon bien sûr plusieurs sources américaines, l'opposant irakien serait devenu, à un moment donné de son parcours, un agent double à la solde du Vevak iranien (5). Parmi les opérations favorables à Téhéran pouvant être considérées comme directement liées aux informations de Chalabi, on doit noter : l'affaiblissement de l'opposition kurde irakienne en 1995, l'offensive diplomatique de Bill Clinton contre l'Irak en 1998, et bien sûr l'invasion de 2003. Pour que cette dernière soit légitime aux yeux du peuple américain, elle devait impliquer des éléments de preuve incriminant le régime intransigeant du rais, c'est à dire un lien réel avec al-Qaida et un programme de développement d'armes de destructions massives. En échange d'une rétribution d'environ 300 000 dollars mensuels, Chalabi va donc apporter les éléments qui vont alimenter une telle conviction à la Maison blanche. C’est pourquoi on entend, par exemple, parler des fameux laboratoires mobiles dénoncés par une source du nom de code « Curveball », qui se seraient en fait révélés n'être que des outils de précision utiles à l'artillerie irakienne. Rodier note, en outre, que des éléments de langage technique en persan auraient figuré parmi les documents fournis par les membres du « réseau Chalabi », des transfuges baasistes présentés par ce dernier au Pentagone. En novembre 2002, l'un des membres du réseau, le scientifique irakien Khidr Hamza, avait même témoigné sans scrupule devant le Congrès américain, et affirmé que l'Irak n'était plus qu'à un an de la possession d'un engin nucléaire (6). Chalabi aurait entre autres choses manipulé la journaliste Judith Miller du New York Times, pour qu'elle diffuse de la propagande anti-Hussein aux Etats-Unis. On peut pareillement attribuer à l'influence de Chalabi l'erreur capitale, pour Washington, d'avoir démantelé le parti Baas et dissout tant l'armée que l'administration en place, poussant ainsi nombre de chefs irakiens vers la résistance (7). Téhéran, de près ou de loin, ne pouvait ainsi que se réjouir de voir les Américains fondre aussi vite sur Bagdad, pour ensuite s'enliser dans des combats urbains auxquels ils n'étaient pas suffisamment préparés.





Ahmed Chalabi et Mahmoud Ahmadinejad / Source image : Occidentalist Media

Après la révélation publique de sa supercherie, Ahmed Chalabi a finalement été arrêté à Bagdad en mai 2004, et inculpé... de trafic de fausse monnaie. Toutefois, il aurait échappé à ses poursuivants pour se réfugier à Téhéran. Il est dès lors possible de penser qu'il aurait offert de précieuses informations aux services de renseignement de la République islamique en échange d'une protection pleine et entière. Ces informations auraient par exemple permis aux Iraniens de renforcer le chiffrage de leurs communications utiles aux opérations qu'ils conduiront ensuite en terre irakienne. Après un retour sans encombre en Irak, Chalabi serait devenu le défenseur ardent d'un autre allié de Téhéran, Moqtada al-Sadr (cf. infra). En 2005, Chalabi est élu sur une liste de l'Alliance irakienne unie (proche d'al-Sistani), puis nommé vice-Premier ministre de l’Irak. Jusqu'en avril 2006, il est aussi ministre du pétrole. Il parvient ensuite à regagner la confiance des proches de Bush (Rice, Cheney et Rumsfeld), à qui il rend de nouveau visite à Washington, mais en 2008 les soupçons américains concernant les renseignements qu’il offrirait encore aux Iraniens se précisent. Chalabi est dès lors déclaré persona non grata en Irak : il est dorénavant demandé par Washington de ne pas entrer en contact avec lui (.

Cette théorie d'un « réseau Chalabi » instrumentalisé par l'Iran, afin que les Américains attaquent le régime de Sadam Hussein, trouve peu d'écho parmi les analystes du conflit, sans doute parce qu'il est difficile d'apporter des éléments de preuve suffisamment solides en ce sens. En revanche, même si, aux yeux des Etats-Unis, tous les moyens devenaient bons pour discréditer un informateur décevant, les fuites de renseignement de Chalabi vers les services iraniens sont crédibles, étant donnée sa présence à Téhéran, à un moment clé du conflit irakien.

Le pouvoir iranien souhaitait bel et bien l'élimination de son rival irakien, mais avant tout par la voie diplomatique et juridique, c'est à dire par l'intermédiaire d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Par la suite, l'arrivée de nouvelles troupes américaines à ses portes l'aurait contraint à adopter une posture défensive que l’on peut aisément comprendre, eu égard aux déclarations du président Bush un an plus tôt, lors de son discours de l'Union devant le Congrès américain. Ayant peut-être prévu une situation aussi délicate avant même l'invasion de 2003, Téhéran aurait élaboré des plans pour étendre son pouvoir de nuisance en Irak, en soutenant certains groupes d'insurgés chiites et kurdes contre les troupes américaines (9). Le think tank américain CSIS (10) prétend pour sa part que l'Iran aurait proposé une aide ouverte à l'armée américaine au déclenchement de l'invasion, dans le même sens que ce qu'il avait fait en 2001, en Afghanistan. S'ajoutant à la « débaasification » brutale du régime, le refus de Washington, craignant sans doute une dépendance à l'égard de Téhéran, aurait ainsi précipité le déclenchement des hostilités iraniennes par le biais des milices (11). La vérité se trouve sans doute à la croisée de ces différentes interprétations.

Un pouvoir de nuisance : négocier avec les Américains à armes égales

A partir de 2003, ce n’est pas tant l’influence de l’Iran qui va croître en Irak que sa capacité de nuisance, donnant ainsi raison à l’adage : « diviser pour mieux régner ». Car, si la chute de Saddam Hussein l'a réjoui, l’Iran s’est réellement inquiété du débarquement à ses portes des troupes américaines. Bernard Hourcade d'affirmer très justement que « les Etats-Unis étaient devenus, pour longtemps, un pays « frontalier » de l’Iran » (12). Pour assurer son potentiel de nuisance, l'Iran va donc utiliser un large éventail d'acteurs locaux sans forcément rechercher de cohérence entre eux : groupes armés chiites contres sunnites, sunnites contre chiites, etc.

L'entité la plus importante en Irak à avoir été instrumentalisée par l'Iran ne serait autre qu'al-Qaida. Les liens entre al-Qaida et l'Iran remonteraient aux années 1990. Le Hezbollah et le Jihad islamique d'Imad Moughniyeh auraient en effet, à cette époque, participé à la formation de plusieurs membres de la nébuleuse aux techniques d'attentats suicides, dans la vallée de la Beeka. A partir de 2002, nombre de ses membres auraient fui l'Afghanistan vers la République islamique, avec la complicité du gouverneur de la province de Herat, un territoire réputé pour être largement quadrillé par les services de renseignement iraniens. Ceux qui seraient ensuite restés vivre en Iran auraient été placés sous la tutelle de l'organisation sunnite al-Souna Wal Jeemâ, dirigée par Abou al-Khorassani. Plusieurs hauts responsables connus d'al Qaida y auraient également séjourné (éventuellement al-Zawahiri, Saif al-Adel/Muhammad Makkawi et Souleiman Abou Ghaith), et/ou y auraient été placés en résidence surveillée (Saad, Mohamed et Othman Ben Laden, trois fils d'Oussama Ben Laden) (13). La demande américaine d’extradition de ces « prisonniers » serait, bien sûr, toujours restée lettre morte.

Le cas du redoutable Abou Moussad al-Zarkaoui, chef de l'organisation Ansar al-Islam, est assez emblématique. Ce Palestinien de Jordanie aurait effectivement séjourné en 1989 dans la région de Herat, en Afghanistan. A partir de 2000, il y aurait ouvert un camp d’entraînement, puis aurait rallié Kandahar pour tenter d'y rejoindre des membres d’al-Qaida. Jugé trop excessif par al-Zawahiri, sa candidature n’aurait pas été retenue. En attendant, il aurait été soigné en janvier 2002 en Iran (14), après avoir été blessé lors de l'offensive de Tora Bora fin 2001. 250 hommes d’al-Qaida, auraient à cette époque bénéficié de la même protection. D’après le BND allemand, al-Zarkaoui aurait effectivement séjourné plusieurs mois durant en Iran, et ses hommes auraient pu rejoindre l’Irak depuis l’aéroport Merhabad, à Téhéran. Une autre source allemande affirme qu’il aurait entraîné ses hommes dans des camps à Zahedan, Ispahan et Téhéran (15). Alain Chouet, ancien haut responsable à la DGSE, précise qu’en 2002 al-Zarkaoui aurait finalement été expulsé d’Iran via le territoire kurde d’Irak, où il aurait monté son propre groupe jihadiste, Ansar al-Islam (16). De nouveau blessé en mai 2005 à al-Qaim, al-Zarkaoui se serait une nouvelle fois fait soigner en Iran. A cette date, il était enfin parvenu à intégrer al-Qaida. Puis les attentats répétés de son groupe contre les populations chiites ont finalement laissé croire aux services occidentaux qu'il n'était peut-être plus contrôlé par Téhéran. N’a-t-il pas déclenché une « guerre totale » et ultra-violente contre les chiites en décembre 2005, qui aurait conduit à l'augmentation sensible des attentats contre ces derniers, et à la destruction de la mosquée d’Or de Samarra en février 2006 ? En tout état de cause, al-Zarkaoui est tué le 7 juin 2006, alors qu’il venait d’entrer en désaccord profond avec al-Zawahiri sur la question chiite. Une aide substantielle en termes de renseignement de la part des Iraniens aurait, dit-on, joué un rôle important dans ce dénouement fatal, peut-être par l'intermédiaire des services de renseignements jordaniens (17). L’Iran a peut-être voulu offrir de nouveaux gages de bonne foi aux Américains, afin d'abaisser le niveau de tension lié au dossier nucléaire.





Abou Moussad al-Zarkaoui / Source image : BBC

Concernant les autres militants d’al-Qaida, il faut à nouveau observer les faits à la lumière de la déclaration de George W. Bush en 2002. Juste avant cette dernière, en 2001, les Iraniens pourraient avoir recueillis ces hommes pour les « mettre au frais », c'est-à-dire les retenir en prison, dans le cas des membres les plus modestes, ou en résidence surveillée pour les plus importants. En agissant ainsi, les autorités iraniennes se laissaient le temps de statuer sur leur sort : deux camps se distinguaient alors à Téhéran, entre ceux qui souhaitaient les monnayer avec les Etats-Unis (camp du président Khatami et du ministre du renseignement Ali Yunesi) et ceux qui voulaient les utiliser contre l'Amérique (camp des Pasdarans, supervisés par le Guide suprême). En 2003, surpris d'apprendre la présence d'al-Zawahiri sur le sol iranien, le président Khatami aurait ordonné son arrestation, mais celui-ci serait parvenu à s'enfuir avec l'aide de complices pasdarans (18). Or, après l’épisode Bush, le second camp l'aurait justement emporté et les Iraniens, mécontents, auraient laissé partir les militants d'al-Qaida vers l’Irak. Ils les auraient peut-être même instrumentalisés à partir de 2003 contre les troupes de la coalition ou, au moins, laissé faire.

Si l’on oppose souvent qu’une alliance entre sunnites et chiites est improbable pour des raisons doctrinales, on se rend vite compte à la lecture des communiqués des « succursales » d’al-Qaida que leurs intérêts géopolitiques convergeaient beaucoup plus qu’on ne le pensait : arrêt du soutien américain à Israël, retrait des troupes américaines d’Arabie saoudite et du Golfe arabo-persique, etc. C'est à croire que Téhéran rédigeait leurs documents de propagande, tant ils servaient ses propres intérêts. En 2012, après la fin de la guerre en Irak et l’intensification des éliminations de talibans et de membres d’al-Qaida dans les zones tribales pakistanaises, l’Iran aurait laissé les djihadistes encore présents sur son sol agir à leur guise. Son but aurait été de leur permettre d’y reconstituer leurs forces et, ce faisant, de déstabiliser la région dans le cas où les Américains auraient tenté de prendre des mesures trop contraignantes contre son programme nucléaire. Pour les Iraniens, l’enjeu d’al-Qaida dépasserait donc la seule question irakienne.

La force Badr, dirigée sur le terrain par Hadi al-Amri, est elle aussi un instrument privilégié par Téhéran pour étendre clandestinement son pouvoir de nuisance contre les forces américaines et britanniques. Formée en Iran dans les années 1980, elle est directement entraînée par les Pasdarans. La force Badr porte l'appellation officielle d’Assemblée suprême de la Révolution islamique en Irak (ASRII). Elle est placée sous la tutelle de l’Ayatollah irakien Mohammed Baqr al-Hakim et de son frère Abd al-Aziz. Son rôle durant la guerre Iran-Irak de 1980-1988 ne fut cependant pas déterminant. Après la guerre, l’ASRII est rebaptisée Assemblée suprême islamique d’Irak (ASII), abandonnant ainsi l’allégeance au Guide Khamenei, pour se placer officiellement sous la tutelle du quiétiste Ali al-Sistani vivant à Najaf. Pourtant, des liens solides existent encore entre les deux parties, par l’intermédiaire notamment du chef des Gardiens de la Révolution, le général Mohammad Jafari. La force Badr aurait ainsi servi de relais aux Pasdarans et aux membres des services de renseignement iraniens, en leur facilitant l'achat de plusieurs appartements, qui devaient ensuite servir de bases secrètes pour y développer leurs réseaux et unir les différentes petites milices irakiennes pour le compte de l'Iran (19). Ronen Bergman, journaliste israélien, précise qu'environ 3 500 membres de la force Badr, autrefois réfugiés en Iran à cause de la répression du régime de Saddam Hussein, seraient retournés s'installer en Irak avant même l'invasion américaine, en passant par la « no fly zone » située dans le nord du pays (20). Selon lui, la force Badr serait devenue un vecteur important du savoir-faire chiite en matière d'attentats suicides et aurait compté jusqu'à 15 000 hommes (21).





Emblème de la force Badr / Source image : GlobalSecurity.org

Entre 2003 et 2008, l’Armée du Mahdi de Moqtada al-Sadr a fait partie des milices les plus redoutées par les forces américaines. La mainmise iranienne sur cette milice s'inscrit elle aussi dans un contexte politico-religieux plus vaste que la seule guerre déclenchée en 2003. La Révolution islamique que l'Ayatollah Khomeyni avait voulu exporter s'était en effet très vite arrêtée à la frontière irakienne, dans la mesure où le chiisme irakien ne reconnaissait pas le rôle politique du clergé iranien, lui préférant la forme défendue par l'Ayatollah Ali al-Sistani. Malgré les écueils du passé, Téhéran aurait toutefois souhaité rechercher un nouveau leader irakien capable de concurrencer al-Sistani. Le jeune ambitieux et opportuniste Moqtada al-Sadr, marginalisé en Irak et auquel s'opposait d'ailleurs l'ASRII, mais dont la famille était déjà liée au Hezbollah libanais, allait convenir. A partir du second semestre 2003, il aurait donc multiplié ses voyages en Iran pour y rencontrer Hashemi Rafsandjani, l'Ayatollah irakien réfugié à Téhéran Kadhim al-Hussein al-Ha'iri et, surtout, le général pasdaran Suleimani, qui dirige actuellement la force al-Qods. Al-Sadr va ainsi conduire une troupe d'environ 3 000 hommes (22), formés pour la plupart en Iran dans les camps de Hamid, Qars Shirine et Ilam. Certains combattants de l'Armée du Mahdi auraient même été entraînés par des membres de l'unité 2 800 du Hezbollah libanais. Les services israéliens estiment qu'environ 1 200 hommes auraient bénéficié de ces formations au Liban (23). Les discours enflammés d'al-Sadr, relayés par la chaîne libanaise chiite al-Manar, mais aussi son réseau caritatif alimenté par Téhéran, permettront à ces combattants de bénéficier du soutien de milliers de sympathisants en Irak. Leurs premières actions meurtrières se déroulent en avril 2004 à Kirkouk et Bassora.





Moqtada al-Sadr / Source image : Le Figaro.fr

Tout porte à croire que l’Iran était derrière la décision de l’Armée du Mahdi de décréter une trêve en août 2007. Depuis le début de l'année, Moqtada al-Sadr s'était d'ailleurs réfugié dans la ville sainte de Qom pour y étudier le Coran et obtenir le titre de mojtahid. Accessoirement, il cherchait également à fuir les menaces d'arrestation et d'assassinat auxquelles il était soumis. Néanmoins, il pourrait avoir également été convaincu de faire une trêve par le général David Petraeus qui, dès 2006, mettait en œuvre le fameux Surge et sa stratégie de contre-insurrection (COIN) autour de Sadr City, à Bagdad. Comme le rappelle le colonel Gentile, c'est surtout l'argent qui aurait décidé nombre de chefs de milices à rendre les armes durant cette période, pas seulement, voire pas du tout, « la conquête du cœur et des esprits » vantée par les chantres de la COIN (24). Pour autant, quelle que soit la ou les raisons qui ont poussé Moqtada al-Sadr à décréter cette trêve, cela n'efface en rien ses liens avec Téhéran. En août 2008, le milicien chiite dissout finalement l’Armée du Mahdi. Il entend créer l'organisation non-violente Munahidoun, mais, prudent, forme également une milice encore plus dévouée à sa personne, appelée Liwa al-Yawm al-Mawud et assez discrète à ce jour.

Malgré l'effacement de l'Armée du Mahdi du théâtre irakien, les forces américaines ont continué à subir les assaut de miliciens chiites entraînés par l'Iran. Parmi eux, on retrouve le Bataillon Kerbala, ou le groupe Asaib Ahl al-Haq, issu pour sa part d'une scission de l'Armée du Mahdi. Ses membres auraient en effet refusé la trêve d'al-Sadr. Qais al-Khazali, l'un de ses chefs, arrêté après l'assaut d'une base américaine en mars 2007, raconte qu'il avait été formé par des officiers de la force al-Qods, le service action des Pasdarans. Jane's Intelligence Review explique qu'al-Khazali aurait été détenu par la coalition jusqu'en 2010, après que les membres de son groupes eurent perpétré des enlèvements sur des personnels britanniques en 2007 (25). La même source fait également état des services de Jamil Jafar al-Ibrahimi (alias Abu Mahdi al-Muhandes), leader depuis 2007 du groupe Kata'ib Hezbollah, dissident de la force Badr. Recherché depuis 1983 par le royaume du Koweit pour des attentats perpétrés en 1983, il aurait servi de lien entre al-Qods et une grande partie des miliciens chiites irakiens, notamment pour leur approvisionnement en armes. Kata'ib Hezbollah aurait fait partie des canaux privilégiés par Téhéran pour populariser en Irak l'utilisation des engins explosifs improvisés (IED, en anglais) et des lanceurs de roquettes improvisés (IRAM), dont les effets ravageurs sur les troupes américaines se retrouveront plus tard en Afghanistan. Fort de 500 à 1 000 hommes munis d’armes et d’équipements modernes (gilets par-balles, appareils de vision nocturne, copies iraniennes du MP5, RPG-29, armes de précision de gros calibre, etc.), Kata'ib Hezbollah figurerait depuis 2007 parmi les groupes les plus redoutés par les forces américaines. Fait notable, le groupe aurait d’ailleurs intercepté en 2009 des données informatiques transmises à des drones américains (26), ce qui n’est peut-être pas sans rapport, a priori, avec l’affaire du drone RQ-170 (27). Sa propagande est très active et diffusée sur le site internet . On y trouve de nombreux liens avec le Hezbollah libanais, à commencer par le logo (lui-même inspiré des logos des Bassidjis et des Pasdarans).

Selon Jane’s Intelligence Review, l’Iran aurait demandé à ses groupes relais en Irak d’intensifier leurs attaques à partir de la seconde moitié de 2006, c'est-à-dire après l’offensive infructueuse de Tsahal au Liban contre le Hezbollah, et avant que les rivalités inter-chiites ne monopolisent leur emploi du temps. De même, le nombre de caches d’armes iraniennes découvertes en Irak par les forces de la coalition auraient augmenté dans la même période (roquettes de 107, 122 voire 240 mm, obus de mortier de 60 et 81 mm, grenades anti-char RKG-3, plastic équivalent au C4, tous produits signés de l’Organisation des industries de défense iranienne). Le Surge de Petraeus ayant, d’une manière ou d’une autre, porté ses fruits, il faut attendre 2010 pour voir les milices chiites reprendre de l’importance face aux troupes américaines. La première moitié de l’année 2011 est en cela redoutable pour la coalition : environ 23 attaques à l’explosif, entre 40 et 50 attaques de mortier contre elle chaque mois. Cette situation aurait prévalu tant à Bagdad que dans les régions chiites du sud de l’Irak. Selon les troupes américaines et britanniques, les engins utilisés seraient plus efficaces et mieux contrôlés que par le passé (28).

Sur le théâtre irakien, les Américains auraient également trouvé trace de la présence directe de Pasdarans. Nous l'avons vu dans l'affaire Asgari (29) : les renseignements que celui-ci aurait fournis à la CIA avant même son transfuge au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis auraient permis aux forces de la coalition d'interpeller une douzaine de membres des Gardiens de la Révolution à Irdil, en décembre 2006. Parmi eux se trouvait un officier supérieur de la force Al-Qods, Hassan Abbassi, subordonné d'Asgari. Ces agents auraient été capturés en possession de lunettes infrarouges, de détonateurs électroniques, ainsi que de documentation relative à des explosifs iraniens et des missiles Strela chinois (30). En avril 2007, cinq autres agents de la force al-Qods auraient été arrêtés à leur tour en possession d'une importante documentation. Toujours classifiés, leurs interrogatoires auraient néanmoins fourni de nombreuses preuves de l'implication des Pasdarans en Irak. Le 25 mai 2011, c’était au tour d’un instructeur iranien d’être capturé dans la province de Diyala (31).

A suivre : Les rispotes américaines & un pouvoir d'influence.


Sources :
http://www.geopolitique-iran.com/d%C3%A9fense-s%C3%A9curit%C3%A9/le-r%C3%B4le-de-l-iran-dans-la-guerre-d-irak-2001-2011-premi%C3%A8re-partie/
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 8 Juin - 17:51

mdrr une source us!!!tout d'abord comme cette personne interviens pour dire que jsuis HS la jle dit aussi c HS car c pas la guerre Iran/Irak 1980-1988

ensuite les iranien on pas vraiment travailler avec les américain ce sont t frère qui on aider a detruire l'irak si les americain on perdu des millair de des troupe c bien grâce a l'iran que je dit haut et forte etait tres présente dans le djihad en Irak et l'armée du mahdi et les kataib hezbollah (pas la milice libanaise) etait financer et armée par l’Iran et structuré sur le terrain par les pasdaran

l'irak a combattue l'iran et a tué pas mal de personne meme innocente que l'iran aurai combattue ou pas avec les us les bédouin on pas a l'ouvrir l'irak etait pas amie de l'iran et il a tout fait pour le detruire si ya quelqun a blamer c bien saddam et les monarchi du golf


et vive l'iran!!!!

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 8 Juin - 17:54

toujours la méme chanson Sleep


Dernière édition par sukhoi 30mka le Sam 8 Juin - 17:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 8 Juin - 17:59

ya une diférence entre 2001 et 2011 ou l'iran soutiens les milice irakienne et la guerre directe entre l'iran/l'irak 1980-1988

eh ui tjr la meme chanson toujours la a défendre mon pays contre la haine et la propagande des 3adyane Twisted Evil

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 8 Juin - 18:01

quand on voit les ennemis partout , c'est normal qu'on aura peur de son ombre bounce
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 8 Juin - 18:13

Historique politique[modifier]

En 1979, le Shah d'Iran est renversé par la révolution islamique. L'ayatollah Rouhollah Khomeini proclame la république islamique après le départ forcé du souverain déchu, en février 1979. Khomeini s'était exilé en Irak de 1964 au16 octobre 1978, puis en France jusqu'au mois de janvier 1979, après avoir été expulsé d'Irak pour son activisme pro-chiite. Après le succès du référendum sur l'installation d'un régime islamique en Iran, remporté officiellement à 98 % par le « oui », il appelle dès 1980 les Irakiens à renverser le régime de Saddam Hussein arrivé au pouvoir un an plus tôt. Son objectif est de promouvoir le mouvement islamique à travers tout le Proche-Orient.
C'est pourquoi, Saddam Hussein redoutant l'ascension de Khomeini et son regain de popularité dans le monde musulman, attaque l'Iran le 22 septembre 1980, sous le motif du désaccord frontalier. Lorgnant depuis longtemps plusieurs territoires iraniens, il espère ainsi faire disparaître le régime fondamentaliste et réduire son influence sur le mouvement islamique, souhaitant lui-même prendre le leadership dans le monde arabe. Ses objectifs affichés sont :

  • obtenir le déplacement de la frontière sur la rive orientale du Chatt-el-Arab pour assurer une meilleure sécurité à la région de Bassorah ;
  • obtenir la restitution des trois îles du détroit d'Ormuz annexées par le Chah en 1971 et soustraire ainsi le détroit à une exclusive emprise iranienne ;
  • provoquer éventuellement un soulèvement dans la province iranienne du Khuzestan, peuplée d'arabes (Arabistan pour l'Irak) et l'annexer.
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   

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La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]
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