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 La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]

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yak
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MessageSujet: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 16 Mai - 13:46

Historique politique
est renversé par la révolution islamique. L'ayatollah Khomeyni proclame l'Iran république islamique après le départ forcé du shah, en février 1979. Khomeyni s'était exilé en Irak de 1964 au 16 octobre 1978, puis en France jusqu'au mois de janvier 1979, ayant été expulsé d'Irak. Après le succès que remporte le référendum sur l'installation d'un régime islamique, remporté officiellement à 98% par le "oui", il appelle les Irakiens à renverser le régime de Saddam Hussein dès 1980. Son objectif est de promouvoir le mouvement islamique à travers tout le Proche-Orient.

De son côté, Saddam Hussein a pris le pouvoir en 1979 et redoute l'arrivée au pouvoir de Khomeyni. Il attaque l'Iran le 22 septembre 1980, sous le prétexte de désaccord frontalier. Lorgnant depuis longtemps sur plusieurs territoires iraniens, il espère faire disparaître Khomeyni et réduire l'influence du mouvement islamique, en faveur de son pays.

Ses objectifs affichés sont d'obtenir le déplacement de la frontière sur la rive orientale du Chatt-el-Arab pour assurer une meilleure sécurité à la région de Bassorah ; obtenir la restitution des trois îles du détroit d'Ormuz annexées par le shah en 1971 et soustraire ainsi le détroit à une exclusive emprise iranienne ; provoquer éventuellement un soulèvement dans la province iranienne du Khuzestan (Arabistan pour l'Irak) et l'annexer.

À cette époque, l'Irak était un pays économiquement et militairement puissant dans le golfe Persique, grâce aux revenus des pétrodollars, et à une politique de modernisation qu'il a mis en place dans son pays (école obligatoire pour les garçons et les filles, politique volontariste et une élite irakienne de plus en plus nombreuse et importante). Les grandes puissances, inquiètes de l'apparition de la république islamique iranienne, voyaient en l'Irak un pays qui pourrait évoluer vers la laïcité et le modernisme, en contrepoids à l'Iran. C'est pourquoi elles ne s'opposent pas dans un premier temps à la guerre Iran-Irak, allant jusqu'à la soutenir ensuite. C'est en particulier le cas de l'URSS, de la France et des États-Unis.

Le 28 septembre 1980 la résolution 479 de l'ONU demande un cessez-le-feu immédiat mais sans exiger le retrait de l'Irak des territoires iraniens occupés [1].

Cependant, en dépit de la puissance de l'armée irakienne, le conflit s'enlise rapidement. Début 1981, les forces de l'armée iranienne contre-attaquent et parviennent à libérer l'essentiel du territoire iranien début 1982. En juin de cette même année, l'Irak décrète un cessez-le-feu, mais voit son territoire envahi le mois suivant.

Après 2 ans de guerre, la position de l'Iran se radicalise : il s'agit désormais de réduire la puissance de l'Irak, de destituer Saddam Hussein et de le remplacer par un régime islamique.

L'affrontement militaire se double d'une guerre des symboles. L'offensive irakienne de 1980 est baptisée Kadisiyya, en référence à la conquête de l'Iran par les Arabes au VIIe siècle. Les contre-offensives iraniennes sont nommées Kerbela 1, 2, etc., évoquant le combat des premiers chiites contre le pouvoir sunnite.

Du côté iranien, l'enrôlement de masse, y compris de très jeunes garçons, s'accompagne d'une exaltation des martyrs. Il arrive que les jeunes volontaires endoctrinés se précipitent sur les champs de mines. Du côté irakien, on bénéficie de techniciens professionnels formés "à l'occidentale" (Garde présidentielle). Les conscrits, souvent chiites et kurdes, sont peu armés et ne servent qu'à freiner le premier élan des attaques ennemies.

La ligne de front se stabilisa à la frontière commune, et malgré de nombreuses offensives de part et d'autre, il n'y eut pas de percée majeure pendant plus de 6 ans.

Finalement, en 1988, l'armée irakienne reprend le dessus. Le 18 juillet, Khomeyni accepte le cessez le feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l'ONU et le Secrétaire général de l'Organisation peut annoncer la fin des hostilités actives pour le 20 août à 03 h 00 GTM.

Dans une lettre datée du 14 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : il libère une partie des prisonniers de guerre et quitte les territoires occupés. (Les derniers prisonniers de guerre ne seront libérés que plus de dix ans après la fin de la guerre).[2] Dans les faits, c'est un retour au statu quo ante. Cependant, aucun traité de paix ne viendra formaliser ce retour, et ce n'est qu'en 2005 que Hoshyar Zebari annonce que les deux pays envisagent un tel traité (IRNA, 18/05/2005)[3].

Au total, les dépenses militaires, pertes en produit intérieur brut et capitaux non investis, auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays. L’Iran estime officiellement à 300 milliards le prix de la reconstruction de son économie. L’Irak, pour sa part, l’évalue entre 50 et 60 milliards de dollars.

Les estimations des pertes en vies humaines varient de 600 000 à plus de 1 200 000 morts iraniens et à plus 250 000 Irakiens, ce qui est très élevé pour un conflit régional.

Historique militaire
était au pouvoir, les dissensions existaient déjà entre l'Iran et l'Irak, et, en 1975, un traité fut conclu pour redéfinir les frontières.

Cependant, après mai 1979, un certain nombre d'incidents éclatèrent le long de la frontière ; entre avril et juillet 1980, 30 000 Irakiens considérés comme d'origine iranienne par le gouvernement baassiste [4] furent chassés d'Irak ; en septembre 1980, le président Saddam Hussein annula les accords d’Alger de 1975 .

Le 20 septembre 1980, l'aviation irakienne bombarda un certain nombre de terrains d'aviation iraniens. Deux jours plus tard l'armée irakienne entrait en Iran. L'Irak affirmait vouloir exercer à nouveau sa souveraineté sur les voies navigables et sur les territoires du Chatt el'Arab, cédés en 1975.

Les forces irakiennes avançaient le long de trois axes : vers Quarr-e Chirin au nord, Mehran au centre, et surtout Susangard et Khorramchahr dans le sud. L'Irak espérait qu'un tel mouvement entraînerait rapidement la chute du nouveau régime. L'Irak réussit à franchir la frontière, mais la profondeur de pénétration variait considérablement d'une percée à l'autre. Le plus gros succès fut obtenu au sud, après la chute de Khorramchahr après de très durs combats. L'armée iranienne livra au nord et au centre des contre-attaques peu importantes, en général à l'aide d'un léger support de blindés et d'artillerie. Il regagna ainsi quelques territoires perdus.

Le 28 novembre 1980 se déroule une bataille navale près du port d' Umm Qasr: l'opération Morvarid durant laquelle des missiles maverick et Silkworm sont échangés et 6 navires irakiens et un navire de la marine iranienne sont coulés [5]. La marine irakienne restera ensuite pratiquement inactive pendant tout le reste du conflit.

En janvier 1981, les Iraniens menèrent une contre-attaque de plus grande envergure, au sud de Susangerd, qui se solda par un échec dû à l'absence d'infanterie pour soutenir l'action des chars et la nature du terrain, très mou à cette époque de l'année, et donc impropre au déplacements des chars. Il est probable que, dans les combats, l'Irak ait laissé une cinquantaine de chars T-62 et l'Iran une centaine de chars Chieftain et de M-60A1.

Au cours de la 1re année de guerre, l'Iran et l'Irak ont perdu environ le même nombre de chars, entre 250 et 300. Certains observateurs supposent que l'Irak avait capturé en un an une cinquantaine de Chieftain en bon état, ainsi que des M 60A1 et des Scorpion.

Quand ils ont été bien dirigés, les Chieftains iraniens (dotés de leur canon de 120 mm), se sont révélés bien supérieurs aux char T-54 et T-55 armés d'un 100 mm ainsi qu'aux T-62 avec leurs 115 mm de l'armée irakienne.

En 1981, les 2 armées commencèrent à avoir de nouveaux besoins en équipements. Les Iraniens réussirent à obtenir d'Israël des pièces détachées de chars M-48 et M-60. La Syrie, la Libye et quelques pays socialistes leur en fournirent également. L'Irak continuait à être approvisionné par la France (y compris en missiles antichars), l'Union soviétique, la Corée du Nord, le Viêt Nam et l'Égypte, essentiellement en munitions de char T-54 et T-55, que les livraisons en matériel américain rendirent rapidement inutiles. Au début de 1983, l'Irak commença à recevoir de nombreux équipements de République populaire de Chine dont le char Type 63, qui transita par l'Arabie saoudite.

Avant la guerre, l'Iran et l'Irak comptaient sur leurs revenus pétroliers pour subvenir à leurs besoins militaires : 3,5 millions de barils/jour exportés pour l'Irak et 1,6 million pour l'Iran. Au début de 1980, les deux pays n'exportaient plus que 600 000 barils. En raison de cette diminution considérable, l'Irak dut recourir à l'aide de l’Arabie saoudite, entre autres.

En 1984 commencèrent les attaques systématiques d'installations pétrolières et de pétroliers par les deux camps.

En janvier 1987, l'Iran lance deux grandes offensives : Kerbala 5, à l'est de Bassorah, où Téhéran voulait établir un gouvernement provisoire de la République islamique irakienne, constitué des chefs des opposants chi'ites irakiens réfugiés en Iran ; Kerbala 6, à 150 kilomètres au nord de Bagdad en direction des grands barrages de l'Euphrate. Les pertes sont énormes de part et d'autre mais les forces iraniennes seront finalement bloquées.

En juillet 1987, l'Iran entreprend de contrôler la navigation maritime dans le golfe. Les navires Koweïtiens sont alors placés sous pavillon des États-Unis.

Le 18 juillet 1988, Téhéran accepta le cessez-le-feu, qui prit effet le 22. Le 25, les moudjahidines du peuple, mouvement d'opposition armée au régime des ayatollahs, soutenu par Saddam Hussein, franchit la frontière irako-iranienne pour tenter de renverser le régime iranien. La manœuvre échoua et contribua à une répression sanglante de Téhéran, exécutant et torturant des prisonniers par milliers.

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 16 Mai - 13:53

Armée de terre de la république islamique d'Iran (1980)

* 16e Division blindée (QG Qazvin, Iran) (Char M60A1) (M113)
* 81e Division blindée (QG Kermanshah, Iran) (Chars Chieftain) (M113)
* 92e Division blindée (QG Khuzestan, Iran) (Chieftain) (M113)
* 21e Division d'infanterie (QG Téhéran, Iran)
* 28e Division d'infanterie (Sanandaj, Saqez et Marivan, Iran) (1 brigade blindée) (M60A1) (M113)
* 64e Division d'infanterie (Orumiyeh, Iran)
* 77e Division d'infanterie (Khorasan, Iran) (1 brigade blindée) (M48) (BTR-50)
* 37e Brigade blindée (Shiraz, Iran)
* 88e Brigade blindée (Zahedan, Iran) (Chieftain) (couvrant les frontières avec l'Afghanistan et le Pakistan)
* 30e Brigade d'infanterie (Gorgan, Iran)
* 84e Brigade d'infanterie (Khorramabad, Iran) (déployée sur le front, faisant la liaison entre les positions de la 81e et de la 92e division blindée.
* 23e Brigade des forces spéciales (Téhéran, Iran) (déployée le long de la frontière irakienne dans 13 détachements séparés)
* 55e Brigade aérienne (Shiraz, Iran) (un bataillon déployé à Sardasht, et une compagnie chacune à Sanandaj et à Dezful, Iran)
* 11e Groupe indépendant d'artillerie
* 22e Groupe indépendant d'artillerie (Khuzestan, Iran)
* 33e Groupe indépendant d'artillerie
* 44e Groupe indépendant d'artillerie
* 55e Groupe indépendant d'artillerie (Khuzestan, Iran)

Armée de terre irakienne (1980)
Corps d'Armée (secteur entre Rawanduz et Marivan)

* 7e Division d'Infanterie (QG Souleimaniye, Irak)
* 11e Division d'Infanterie (QG Suleimaniyeh, Irak) (-) (113e Brigade d'Infanterie)

2e Corps d'Armée (secteur entre Qasr-e Shirin, Ilam et Mehran, blindés déployés entre Mehran et Dezful

* 6e Division blindée (QG Bakouba, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
* 9e Division blindée (QG Baqubah, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
* 10e Division blindée (QG Baqubah, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
* 2e Division d'Infanterie (QG Kirkouk, Irak)
* 4e Division d'Infanterie (QG Mossoul, Irak)
* 6e Division d'Infanterie (QG Baqubah, Irak)
* 8e Division d'Infanterie (QG Erbil, Irak)

3e Corps d'Armée (QG al-Qurnah, Irak, secteur entre Dezful et Abadan)

* 3e Division blindée (QG Tikrit, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
* 10e Division blindée (QG Bagdad, Irak) 300 (T-62) (BMP-1)
* 12e Division blindée (QG Dahuk, Irak) 300 (T-62) (BMP-1) (en réserve)
* 1e Division mécanisée (QG Divaniyeh, Irak) 200 (T-55) (Véhicule de transport de troupes OT-64/BTR-50 tchèque)
* 5e Division mécanisée (QG Bassorah, Irak) 200 (T-55) (OT-64 APC/BTR-50 APC tchèque)
* 31e Brigade des forces spéciales indépendantes (-) (2 bataillons) (l'un rattaché à la 5e division mécanisée, l'autre à la 3e division blindée.
* 33e Brigade des forces spéciales indépendantes
* 10e Brigade blindée indépendante (T-72) (BMP-1)
* 12e Brigade blindée indépendante (T-72) (BMP-1)
* 113e Brigade d'infanterie (détachement de la 11e division d'infanterie)

Armes chimiques
Dès 1983, des armes chimiques (sarin, Tabun, gaz moutarde et cyclosarin) sont utilisées par l'Irak, à la fois contre l'armée iranienne mais également contre les populations civiles et plus particulièrement Kurdes, sans réactions notables de la communauté internationale malgré le fait que l'Irak soit signataire en 1931 du protocole de Genève de 1925, interdisant l'utilisation des armes chimiques. Officiellement 100 000 iraniens (dans leur très grande majorité des soldats) furent blessés ou tués par les gaz de combat pendant la guerre [6].

Le 28 juin 1987, l'Irak utilise l'arme chimique sur la ville de Sardasht en Iran, tuant une centaine de personnes et en blessant au moins 2000. C'est la première fois que l'arme chimique est utilisée sur une population civile[7] depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le 17 mars 1988, l'armée irakienne utilise des armes chimiques et biologiques sur Halabja, se concluant par la mort de près de 7 000 habitants. La poursuite de l'utilisation des armes chimiques dans la guerre est énergiquement condamnée par le conseil de sécurité de l'ONU le 9 mai 1988[8].

Le régime irakien de l'époque a expliqué que c'était l'œuvre de l'armée iranienne. Cette thèse était à l'époque également défendue quelque temps par l'administration américaine. On estime qu'à cette époque, plus de 150 000 Kurdes ont été exposés à des armes non conventionnelles.

Joost R. Hiltermann, un des directeurs de l'International Crisis Group a fait remarquer à ce sujet que l'administration Reagan n'a jamais apporté une seule preuve de ses allégations d'usage d'armes chimiques par l'Iran[9]. D'ailleurs, la démoralisation des soldats iraniens du fait des attaques chimiques de l'armée irakienne, l'impossibilité pour l'Iran de pouvoir riposter de la même manière et la peur d'une attaque chimique sur Téhéran, ce qui aurait eu des conséquence désastreuses, expliquent en partie la volonté de Khomeini d'accepter le cessez-le feu du 18 juillet 1988[10].

Jean Pascal Zanders spécialiste des armes chimiques du SIPRI a lui aussi mis en doute les allégations américaines [11].

Le 22 juillet 1988 l'aviation irakienne utilise les armes chimiques sur le village iranien de Zarde : 275 habitants sont tués et des centaines blessés[12]. Le 2 août 1988 a lieu la dernière attaque chimique irakienne de la guerre : la ville d'Oshnaviyeh est bombardée par un avion irakien et au moins un millier de personnes sont blessées [13].

Selon les déclarations écrites de l'Irak à l'ONU en 2002 sur son programme chimique, tout le matériel et les connaissances ayant pour but de mettre au point ce programme viennent des pays suivants : Singapour, Pays-Bas, Égypte, Inde, RFA, Luxembourg, Brésil, France, Autriche, Italie et USA. Il est à souligner par contre que l'URSS ne semble avoir fournie aucune aide à l'Irak dans ce programme

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MessageSujet: Implication occidentale dans le conflit   Lun 16 Mai - 14:00

Les États-Unis ont eu des contentieux avec l'Iran dès la proclamation de la République islamique. L'investissement de l'ambassade américaine à Téhéran par les étudiants de la ligne de l'Imam, la longue prise d'otages qui s'en suivit et l'échec de l'opération destinée à libérer les employés fut le premier acte d'une guerre larvée entre ces pays.
Bien que leurs relations diplomatiques soient gelées durant cette période, l'affaire Iran-Contra prouve que des contacts et des rencontres eurent tout de même lieu entre les gouvernements de ces nations quand leurs intérêts étaient convergents.
Divers affrontements armés eurent lieu, allant de simples escarmouches à des batailles en règle concernant essentiellement la liberté de navigation des pétroliers dans le golfe Persique.


Un navire reconverti en mouilleur de mines, l'Iran Ajr, fut capturé puis coulé par l'US Navy en 1987 après avoir été pris en flagrant délit de pose de mines sur les voies commerciales.
Pour contrer les vedettes rapides des Gardiens de la Révolution (Pasdarans), le 160th SOAR (A), une unité composée d'hélicoptères légers AH-6/MH-6 Little Bird des forces spéciales des États-Unis ainsi que de vedettes Sea Spectre fut engagée à partir de 1987 pour lutter contre cette guérilla maritime : il y eut une centaine d'accrochages18.


Le mouilleur de mines Iran Ajr, capturé par la marine américaine.


Convoi de pétroliers koweïtiens sous protection de l'US Navy en 1987 durant la guerre Iran-Irak durant l'opération Earnest Will.
Le 17 mai 1987, deux missiles Exocet lancés par un Mirage F119 irakien touchèrent la frégate USS Stark tuant trente-sept marins et blessant vingt-et-un autres. Le pilote de chasse déclara avoir confondu le navire avec un pétrolier iranien. La réparation du navire coûta 142 millions de dollars à la marine américaine20. Au sujet de cet incident, une thèse un peu différente est mise en avant dans l'émission de Patrick Pesnot "Rendez-vous avec X"21,22. Selon cette émission l'attaque a été perpétrée par un Falcon modifié et non par un Mirage F1. Il évoque également les motifs de cette attaque à un moment où les U.S.A. soutiennent l'Irak.
Le 19 octobre 1987 quatre destroyers américains attaquèrent et détruisirent presque totalement au canon naval les deux plates-formes pétrolières iraniennes de Reshadat et Resalat. Les États-Unis justifièrent l'attaque au nom du droit à la légitime défense23.
Le 14 avril 1988, la frégate USS Samuel B. Roberts est gravement endommagée par une mine iranienne. Cela entraina le 18 avril 1988, une opération de grande envergure nommée Praying Mantis lancée par les États-Unis qui neutralisa le tiers de la flotte iranienne. Une frégate iranienne (le Sahand de type Vosper Mk5) fut coulée ; une autre, le Sabaland (même type) gravement endommagée, un patrouilleur type Combattante II (P 225 Joshan) et cinq vedettes furent envoyés par le fond, 87 militaires iraniens furent tués et plus de trois cents blessés24, des plates-formes de forage reconverties en base pour les vedettes rapides furent investies par l'US Navy qui perdit un hélicoptère et ses deux pilotes.
Les attaques de 1987 et 1988 contre les plate-formes pétrolières iraniennes donnèrent lieu à une plainte devant la Cour internationale de justice, qui trancha l'affaire en 2003 en déboutant les deux parties (Plate-formes pétrolières (Iran c. États-Unis)).
Le 3 juillet 1988, le croiseur USS Vincennes détruit le Vol 655 Iran Air, un Airbus A300 commercial reliant Bandar Abbas à Dubaï, ce qui provoque la mort de 290 personnes, des pèlerins à destination de La Mecque25. Les États-Unis émettent plusieurs versions contradictoires au cours des jours suivants. Le Pentagone a d'abord affirmé que le commandant du navire croyait avoir affaire (sur les radars) à un chasseur F-14 iranien en piqué. Cette version fut démentie par la marine italienne, et par la frégate américaine Sides, qui confirmèrent que l'avion était en montée. La seconde version consista à affirmer que le transpondeur de l'Airbus A300 l'identifiait à la fois comme un avion civil et comme un chasseur militaire, et que la marine américaine, n'ayant eu de réponse à ses appels de semonce, aurait ouvert le feu26.
À leur retour à San Diego, leur port d'attache, les marins de l'USS Vincennes furent tous décorés. La ville de Vincennes, dans l'Indiana, érigea un monument en hommage aux marins du navire. Et pour Margaret Thatcher, le Premier ministre britannique, l'attaque du vol IR655 était « compréhensible »27. Aucune excuse ne fut adressée aux proches des victimes du vol 655 Iran Air. L'année suivante, l'épouse du commandant du navire (le capitaine de vaisseau Wille Rogers) échappa à un attentat à la voiture piégée chez elle, en Californie.
La Royal Navy et la Marine nationale française entre autres dépêchèrent des navires de guerre dans l'océan Indien pour surveiller les voies de navigation et neutraliser les champs de mines pouvant gêner l'approvisionnement pétrolier de l'Occident et du Japon.
D'autres grandes nations furent impliquées de façon directe ou indirecte dans ce conflit, surtout dans la vente d'armes à l'un ou à l'autre des belligérants, voire aux deux. La France, par exemple, fut le deuxième fournisseur d'armes de l'Irak, formant des pilotes et prêtant même cinq Dassault Super-Étendard de sa marine en attendant que les Mirage F1 commandés soient livrés, et fournit secrétement à l'Iran environ 450 000 obus d'artillerie de 155 et 203 mm de la société Luchaire entre 1982 et 198628 ainsi que des pièces détachées pour des missiles sol-air Hawk29.



La frégate USS Samuel B. Roberts rapatriée à Newport, Rhode Island après avoir été touchée par une mine

Implication des autres pays du Moyen-Orient

L'Arabie saoudite et les autres monarchies de la péninsule arabique ont largement financé l'effort de guerre irakien, par crainte d'une contagion révolutionnaire vers leurs propres populations chiites. Le contentieux de dettes de guerre a d'ailleurs été une des causes de l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990.
La Syrie, au contraire, a tenté d'affaiblir l'Irak en coupant l'oléoduc reliant Kirkouk au port syrien de Lattaquié. Les exportations irakiennes de pétrole auraient été ruinées sans l'ouverture d'une nouvelle ligne par la Turquie.
L'Égypte a aidé indirectement l'Irak en lui fournissant deux millions de travailleurs pour remplacer ses hommes mobilisés et a collaboré activement dans le développement de matériel militaire.
Israël, ancien allié de l'Iran du chah, avait autant de raisons de redouter le panislamisme de la République iranienne que le panarabisme laïque de l'Irak. Sa principale intervention dans le conflit a été le bombardement de la centrale nucléaire Osirak en 1981. Construite avec des technologies françaises, cette centrale aurait permis à l'Irak de se doter à terme de l'arme nucléaire.
Des pays et des organisations internationales ont tenté à plusieurs reprises des médiations pour cesser le conflit, dont l'Algérie. L'Irak adressa à ce pays une réponse négative : le 3 mai 1982, un avion Gulfstream II du gouvernement algérien avec quatorze personnes à bord dont le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Seddik Ben Yahia en route pour Téhéran fut abattu par un appareil MiG-25 de l'armée de l'air irakienne.

Vente d'armes

L'Irak fut, entre 1985 et 1990, le premier importateur de matériel militaire au monde, soit un total de 10% du marché.
Entre 1970 et 1990, ses achats furent de 31,5 milliards de dollars (valeur 1985) et l'Union soviétique fut de très loin le principal fournisseur.
Il est à noter que les chars T-72 irakiens qui furent livrés à partir de 1984 n'étaient pas aux standards de l'Armée rouge. En effet, Saddam Hussein avait demandé que le système de visée de nuit, le système de visée télémétrique ainsi que la protection NBC soient retirés pour réduire les coûts, soit 500 000 dollars pièce au lieu de 1 150 000.
Des entreprises d'Allemagne de l'Ouest fournirent de la technologie militaire à l'Irak pour l'aider à allonger la portée de ses missiles balistiques SCUD de 280 km à 600 km. Ainsi, ceux-ci purent atteindre Téhéran30.
En 1991, des cadres de l'entreprise italienne Valsella sont condamnés pour avoir exporté illégalement neuf millions de mines terrestres vers l'Irak entre 1982 et 1985. Suite à ces ventes, l'Irak a commencé à produire lui-même des mines du même modèle31.
Des entreprises yougoslaves et britanniques construisirent cinq grands aéroports militaires entre 1975 et 1987, pour un montant de 4,3 milliards de dollars. Des aéroports militaires irakiens déjà existants ont également été modernisés dans le cadre de ces contrats32.
L'Irak a également importé entre 1984 et 1988 pour 200 millions de dollars de bombes à sous-munitions fournies par l'industriel chilien Carlos Cardoen, en partie conçues à partir d'éléments importés des États-Unis33,34.
L'Iran acquit également de manière légale ou non des armements venus de nombreux pays, par exemple des canons automoteurs nord-coréens Koksan.
La guerre Iran-Irak fut en effet le théâtre d'un scandale de trafic d'armes : l'affaire dite « Iran-Contra », également connue sous le nom de l'Irangate. Le scandale était lié au sort d'otages américains retenus au Liban par le Hezbollah. Il s'avéra que la libération des otages (ainsi que le financement occulte d'opposants proches des États-Unis au Nicaragua, les Contras) fut négociée contre la livraison à l'Iran d'armes américaines (2 008 missiles TOW, des pièces détachées de systèmes Hawks pour une valeur réelle de 12,2 millions de dollars)35 et de rapports secrets sur les troupes irakiennes. Le scandale ébranla la Maison-Blanche, qui avait elle-même placé l'Iran sous embargo militaire après l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeyni.
Israël servit d'intermédiaire dans l'affaire, qui avait déjà vendu secrètement auparavant des armes antichars (missiles TOW) et des missiles sol-air à l'Iran.
Des entreprises françaises livrèrent aussi clandestinement du matériel à l'Iran (obus d'artillerie en autre), que ce soit avec l'accord du gouvernement français dans le cadre du règlement des affaires des otages français au Liban et du contentieux financier franco-iranien Eurodif ou non avec l'aide de sociétés écran en Espagne ou au Portugal36. La France avait également conclu un contrat pour la vente de trente-six mirages à l'Irak en 1977, à l'occasion d'une visite du premier ministre Raymond Barre à Bagdad. Ce contrat sera honoré dès 1981 avec la livraison de quatre mirages F137. Le système de défense antiaérien intégré irakien « KARI », en partie de conception française, fut complété en 1986-198738.
Parmi les vedettes des Pasdarans qui s'attaquaient aux navires dans le golfe persique, vingt d'entre elles avaient été construites en Suède et livrées en 1986. Il s'agit des « Boghammar » qui faisaient 13 m de long, filaient à 45 nœuds avec un équipage de six hommes. Vingt-cinq autres vedettes venaient d'un chantier de Boston.
Les deux belligérants s'échangèrent même une cinquantaine de chars capturés l'un par l'autre en 1985, ce qui fut un des événements parmi les plus inhabituels de cette guerre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_Iran-Irak

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 16 Mai - 14:04



Scène de capture de soldats irakiens par les iraniens après la reprise de Khorramshahr en 1982.


Soldats iraniens portant des protections contre les armes chimiques.

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MessageSujet: Iran-Iraq War Documentaire partie   Lun 16 Mai - 14:16







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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 16 Mai - 14:26


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MessageSujet: خفايا الحرب العراقية الإيرانية    Lun 16 Mai - 14:28


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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 28 Mai - 16:07


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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 28 Mai - 16:08


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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 28 Mai - 16:27


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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Juil - 0:38

La guerre Iran - Irak
1980 - 1988


De multiples aspects


La guerre Iran-Irak revêtit de multiples aspects :
guerre de religion engageant des vagues humaines
guerre totale entraînant l'usage d'armes chimiques qui horrifièrent l'Occident
menaces des intérêts pétrolifères occidentaux qui entraînèrent l'intervention de nombreuses nations qui influèrent sur le résultat final.



Les origines de la guerre et l'invasion


A l'aube des années 80, le principal souci de l'Irak, depuis plus de 50 ans, était de permettre l'exportation de son pétrole au travers des territoires voisins car son accès maritime au golfe persique était malaisé.
Désireux de devenir la puissance majeure de la région, l'Irak se devait de neutraliser son rival le plus dangereux : l'Iran.
Un plan d'invasion de l'ancienne Perse fut donc mis au point, prévoyant un assaut via sept endroit différents :
- au Nord,via Bakhtara, pour protéger Bagdad et menacer Teheran,
- au centre, via Dezful et Ahvez, afin de briser les lignes de communication iraniennes entre le Nord et le Sud,
- au Sud, via Khorramshar et Abadan, pour conquérir les zones pétrolifères iraniennes.

Le paysage frontalier, relativement désertique et plat, favorisait l'invasion qui débuta le 22 septembre 1980. Le leader irakien, Saddam Hussein, reprochait à l'Iran diverses provocations mais espérait, en fait, s'emparer de territoires de grande valeur économique et empêcher l'éclosion d'une révolution islamiste au sein de son propre pays. Selon les estimations du dictateur irakien, la guerre durerait 10 jours.

L'armée irakienne, démunie de protection aérienne mais forte d'une supériorité numérique de 5 contre 1, avança rapidement en territoire iranien. Les rares hélicoptères blindés irakiens, de fabrication soviétique, virent rapidement à bout de l'artillerie iranienne qui s'était retranchée.
En trois jours, les Irakiens encerclèrent les villes frontalières stratégiques de Dezful, Ahvaz et Khorramshar.

Rapidement l'intérêt pétrolier se fit sentir dans le conflit. Désireux de s'emparer du pétrole iranien, l'Irak n'hésita toutefois pas à détruire les installations pétrolières ennemies afin de faire la preuve de sa puissance.
En réaction, la marine iranienne, très puissante dans la région, empêcha rapidement tout trafic naval dans le golfe persique, contraignant l'Irak à trouver d'autres débouchés pour son pétrole.

Dans l'ensemble, les Iraniens opposèrent une vive résistance à l'envahisseur. Ne disposant que de fusils et de grenades, la Garde Révolutionnaire iranienne, la plus fidèle à l'Ayatollah Khomeiny (au pouvoir depuis un an et demi), opposa la résistance la plus farouche.

Les Irakiens, toutefois, purent pousuivre leur avancée vers la ville de Khorramshar et la zone portuaire d'Abadan, objectif pétrolier de premier choix. Pour l'occuper, l'Irak déploya 60.000 soldats et plus de 1.000 chars contre 10.000 défenseurs.
Toutefois, dans leur volonté de conquérir Abadan, les généraux irakiens oublièrent qu'il existait des objectifs plus faciles. Saddam Hussein surestima les capacités offensives de ses troupes. Au lieu de les pousser vers un objectif bien déterminé, il morcella son armée en fixant plusieurs cibles. En menaçant plusieurs villes à la fois, il perdit beaucoup de temps et tout effet de surprise. Khorramshar fut finalement la seule à tomber au prix de lourdes pertes irakiennes. La contre-attaque des avions de chasse Phantoms iraniens scella l'échec de la stratégie irakienne qui avait tenté, en vain, d'imiter les techniques israéliennes de guerre éclair. Malgré l'absence de pièces de rechange, les Iraniens parvinrent à effectuer environ 150 sorties aériennes par jours. Très mal préparés à l'invasion, les Irakiens n'avaient prévu aucune protection aérienne au-dessus de leurs propores zones pétrolifères. Leurs raffineries furent incendiées et leur offensive s'enraya.
La perte de Khorramshar constitua une grave atteinte à l'orgueil national iranien. Denommée la "Ville ensanglantée", elle devint la principale cible de la contre-offensive iranienne.
Malgré l'effet de suprise et une supériorité numérique initiale, la guerre éclair irakienne avait échoué. L'Irak devait à présent affronter une guerre prolongée à laquelle il n'était nullement préparé...



Les territoires conquis lors de l'offensive initiale irakienne

Les commandants en chef


Saddam Hussein : commandant en chef irakien, il pourrait être qualifié de :
- chef obstiné et intransigeant,
- très mauvais stratège qui n'évalua jamais les conséquences possibles de son invasion,
- chef qui surestima gravement les capacités guerrières de ses propes troupes,
- individu incapable d'accepter la défaite (il fit exécuter les généraux qui avaient "prescrit" la retraite)


Hashemi Rafsanjani : principal chef militaire iranien qui dirigea la conduite des opérations durant la majeure partie de la guerre. Il était :
- l'homme de confiance de Khomeiny,
- un chef populaire et charismatique,
- un officier anciennement révoqué de l'armée du Shah à cause de ses conception révolutionnaires,
- un chef ayant le don de simplifier les tactiques les plus complexes,
- un dirigeant militaire ingénieux et pragmatique.

Guerre de position


A l'issue de combats comparables à ceux de la première guerre mondiale, l'Irak n'avait conquis qu'un territoire minime et avait perdu l'initiative. Ses lignes de communication s'effondrèrent, tant du fait d'erreurs de stratégie que d'une planification militaire confuse.
Les Irakiens contruisirent un lac artificiel autour de Bassorah, le Haur al hawizeh, afin de la protéger. Un an après le début de l'invasion, reconnaissant sa défaite, Saddam Hussein ordonna un retrait partiel de ses forces d'une partie des territoires occupés. L'ironie voulu que le président irakien ordonna cette retraite qui avait été la raison de l'exécution de trois généraux un an plus tôt. La tentative irakienne d'éradication de la révolution islamique iranienne avait échoué.

En revanche, l'échec de l'offensive irakienne renforça la ferveur religieuse des Iraniens. Aveuglés par le fanatisme et leur condition de martyrs, les volontaires iraniens s'engagèrent en nombre pour aller au devant des balles irakiennes. Des bataillons entiers, souvent formés d'écoliers, se constituèrent et furent envoyés se faire décimer sur la frontière irakienne.
Dans l'ensemble toutefois, l'Iran reprenait l'initiative. Plus inovateurs que les Irakiens, les Iraniens envoyèrent des troupes amphibies à l'assaut des zones marécageuses entourant Bassorah. Surpris par l'enfoncement d'une barrière naturelle jugée impénétrable, les stratèges irakiens ordonnèrent à leurs troupes de s'enterrer dans le sol et de garder leurs positions. Bien que privés de soutien aérien et constituant une cible de choix pour l'artillerie irakienne, les vagues humaines iraniennes s'élançèrent à l'assaut. Manquant d'agilité, les Irakiens furent facilement dupés par les Iraniens qui s'emparèrent de plusieurs positions-clés.

Les généraux irakiens, craignant l'encerclement de Bassorah, ordonnèrent l'utilisation d'armes chimiques qui occasionnèrent des pertes atroces parmi les assaillants. Ces armes chimiques étaient fabriquées sous la supervisation personnelle de Saddam Hussein. Khomeiny interdit aux Iraniens de suivre l'exemple irakien. L'opinion internationale, elle, se dit profondément choquée mais continua à fournir l'Irak en armement. Placé sous embargo depuis la révolution islamique, l'Iran se subvenait à lui-même.



La guerre des villes


Dès 1984, Téhéran devint une cible de choix pour le régime irakien. Des missiles soviétiques Scud, modifiés, furent lancés sur la capitale iranienne et causèrent des milliers de pertes civiles. L'offensive contre Téhéran n'apporta toutefois aucun bénéfice militaire à l'Irak. Profondément meurtri, le peuple iranien fit front derrière ses dirigeants.

Plus proche de la frontière et plus exposée, Badgad fut aussi l'objet d'attaque de l'aviation iranienne. La mort et la destruction unirent, ici aussi, le peuple derrière Saddam.



Le problème kurde


Pour les Irakiens, la guerre constitua un excellent prétexte de s'en prendre à un viel ennemi interne : les Kurdes. Forts d'une communauté de 21.000.000 de membres, répartis sur les territoires irakien, iranien et turc, les Kurdes pouvaient prétendre à la création du deuxième état le plus important du Proche-Orient. Une grande partie des gisements de pétrole irakiens se trouvaient au Kurdistan.
Pendant que les régiments irakiens perdaient des batailles au sud, les Kurdes engagèrent une série de guérillas dans les montagnes du Nord. Bien organisée, l'armée rebelle kurde, forte de 28.000 hommes, reçut de nombreux armements de la part des Iraniens. En peu de temps, entre 1983 et 1984, elle parvint à contrôler les 2/3 du Kurdistan et à immobiliser une armée de 30.000 Irakiens.

Sur un territoire impraticable pour les blindés irakiens, Saddam Hussein ordonna, entre 1986 et 1989, le bombardement des zones montagneuses supposées abriter les positions kurdes. Des villes furent bombardées, à l'aide d'obus au gaz de cyanure, par l'aviation irakienne. Plus de 5.000 civils furent tués et les victoires de la guerilla kurde furent rapidement oubliées.


Victimes civiles des bombardemenst au gaz à Halabja (1987-1988)

Les marais d'Howeiza


Lorsque s'ouvrit l'année 1985, les grandes offensives des premières semaines du conflit appartenaient définitivement au passé. La majeure partie des troupes des deux adversaires avaient été concentrées dans la zone sud du front.
S'attendant à une offensive prochaine de Téhéran qui aurait permit à la république islamique de donner corps à sa rhétorique belliqueuse, Bagdad poursuivit ses travaux de fortification et d'inondation dans le secteur s'étendant entre les îles Majnoun et le nord de Bassorah.

Le 12 mars 1985, le régime iranien lança effectivement sa "grande offensive" , engageant près de 100.000 hommes dans le secteur des marais d'Hozeiza. Les Iraniens entendaient ainsi franchir le Tigre et couper la route joignant Badgad à Bassorah.
Saddam Hussein engagea ses réserves, parmi lesquelles la garde présidentielle composée de troupes d'élite, afin de briser l'offensive. Inférieurs en nombre toutefois, les Irakiens se trouvèrent débordés. Le 15 mars, les Iraniens franchirent effectivement le Tigre et menaçèrent la route Badgad-Bassorah. Mais les Iraniens commirent une erreur. Espérant réduire leurs pertes, ils renonçèrent à la tactique des vagues humaines, qui eut sans doute porté ses fruits, et engagèrent leurs forces par petites unités soutenues par des blindés. La nature du terrain, peu propice aux chars, et les raids de l'aviation irakienne, qui effectua 4.000 sorties en 5 jours, empêchèrent les Iraniens de poursuivrent sur leur lançée.
Le 17 mars 1985, la grande offensive iranienne, qui selon Téhéran devait inverser définitivement le cours de la guerre, se trouva enlisée dans la région marécageuse d'Howeiza. Les Iraniens furent contraints de battre en retraite. Si l'offensive militaire avait coûté 15.000 morts iraniens et 12.000 tués irakiens, elle n'avait aucunement servi à sortir les camps de l'impasse.


La guerre des tankers


Incapables de prendre l'initiative de façon conventionnelle, les adversaires envisagèrent plus que jamais de s'attaquer aux objectifs pétroliers.
Le principal objectif pétrolier iranien visé par l'Irak était l'île de Kharg, débouché majeur sur le golfe persique.
L'iran, doté d'une marine plus puissante que celle de son adversaire, envoya de nombreuses vedettes lance-torpilles et frégates (de construction britannique) dans le golfe. Le but était de bloquer le trafic de bateaux suspects susceptibles de transporter du pétrole irakien. Cette tactique obligea les pétroliers de toutes nations à planifier sérieusement leur route et à éviter les zones maritimes contrôlées par l'Iran. Il n'empêche qu'entre 1984 et 1987, plus de 70 pétroliers furent atteints, obligeant de fait les grandes puissances à intervenir. Avec une moyenne de deux attaques de pétroliers par semaine, le Koweit, également menacé dans ses intérêts, sollicita l'intervention de l'Occident.

De nombreux navires d'états persiques furent immatriculés au nom d'un pays d'Occident, souvent les Etats-Unis. Celà permettait, si d'aventure le vaisseau était menacé, à la puissance "propriétaire" d'intervenir dans le conflit.
Le président U.S., Ronald Reagan, fit savoir au monde que des décisions allaient être prises pour protéger la libre circulation des tankers dans les eaux du golfe. Les Américains entrèrent ainsi en scène pour protéger les intérêts occidentaux. Ce ne fut ni la première, ni la dernière fois. Pour bénéficier de la protection U.S., la moitié de la flotte pétrolière du Koweit hissa le "Star and Stripes" et fut rebaptisée à l'aide de noms anglo-saxons. Le porte-avions U.S.S. Constellation et l'ensemble de la 6ème flotte U.S. gagna les eaux du golfe.

Les Soviétiques aussi firent leur apparition dans le secteur en vue d'y renforcer leur puissance. Trois pétroliers koweitiens furent escortés par la marine de Moscou.
Menacé dans sa stratégie, l'Iran tenta de miner les eaux du golfe en toute discrétion. De même, la présence des navires occidentaux n'empêcha pas l'Iran de poursuivre son contrôle des pétroliers naviguant dans le secteur.

Si l'Iran jouait un jeu dangereux, l'Irak n'était pas à l'abri d'une erreur. Le 17 mai 1987, l'un de ses chasseurs tira un missile contre la frégate U.S.S. Stark, tuant 37 hommes d'équipage. Les Etats-Unis acceptèrent les excuses irakiennes et rejetèrent la responsabilité des faits sur la présence d'un navire iranien qui croisait à proximité immédiate.


Le USS Stark après l'attaque

De nombreuses plateformes pétrolières furent incendiées. A la destruction d'une plateforme koweitienne, les Américains répondirent par la mise hors-service d'une plateforme iranienne. De même, les bases navales iraniennes furent sévèrement bombardées.

Le 3 juillet 1988, le croiseur U.S.S. Vincennes, maintes fois provoqué par la marine et la chasse adverse, ouvrit le feu par erreur sur un Airbus A300 d'Iran Air, causant la mort des 290 passagers. Le plus indigne dans cette affaire fut certainement l'hypocrisie des excuses des autorités américaines. À leur retour à San Diego, les marins de l'USS Vincennes furent tous décorés. La ville de Vincennes, Indiana, érigea un monument en mémoire des marins de l'USS Vincennes. Pour Margaret Thatcher, le premier ministre britannique, l'attaque du vol IR655 était "compréhensible". L'année suivante, la femme du commandant du navire, le capitaine de vaisseau Wille Roger, échappa à un attentat à la voiture piégée, chez elle, en Californie.
Les Etats-Unis avaient alors fait la preuve qu'ils ne reculeraient devant rien pour défendre l'Irak et empêcher la victoire iranienne.


Dernières offensives


Malgré l'appui occidental à l'Irak, l'Iran lança de nouvelles offensives en 1986 et 1987. Il parvint à s'emparer de la péninsule de Fao, débouché maritime irakien vers le golfe. Il s'agissait là d'un objectif militaire sans grand intérêt mais d'un symbole politique majeur. Toutefois, comme lors des offensives précédentes, l'objectif principal, Bassorah, resta hors de portée des forces de Téhéran.

En juillet 1988, très affaibli, l'Iran se montra favorable à un réglement pacifique du conflit sous contrôle international. Dans un sursaut désespéré, l'Irak tenta de reprendre l'offensive afin de s'octroyer de nouveaux territoires, en vain...

Le 18 juillet 1988, la guerre se termina.

Les deux pays sortirent ruinés du conflit.
En termes d'exportations pétrolières, l' Irak, qui vendait 3,5 millions de barils/jour, avant la guerre avait vu ses exportations chuter à 600.000 barils. L'Iran, qui en exportait 1,6 million/jour était également tombé aux environs des 600 000 barils quotidiens.
Les dépenses militaire auraient dépassé 500 milliards de dollars pour les deux pays. L'Iraq fut, entre 1985 et 1990, le premier importateur de matériel militaire au monde, représentant 10% du marché. Ses achats furent de 31,5 milliards de dollars (valeur 1985). Il est à noter que les chars T-72 irakiens qui furent livrés à partir de 1984 n'étaient pas aux standards de l'Armée rouge. En effet, Saddam Hussein avait demandé à ce qu'on retire le système de visée de nuit, le système de visée laser télémétrique et la protection NBC pour réduire les coûts : 500.000 dollars pièce au lieu de 1.150.000
L’Iran estima à 300 milliards de dollars le prix de la reconstruction de son économie. L’Iraq, pour sa part, l’évalua entre 50 et 60 milliards de dollars.

Les estimations des pertes en vies humaines varièrent de 600.000 1.200.000 morts iraniens. Et de 250.000 à 400.000 tués irakiens.

Saddam Hussein parvint à convaincre son peuple qu'il avait remporté la victoire contre l'envahisseur bien que n'ayant nullement atteint ses objectifs militaires et oubliant que c'était l'Irak qui avait engagé les hostilités. Il fit élever nombre de monuments militaires, comme l'"Arc de sabres" de Bagdad.
En 1988, l'Irak disposait d'une armée d'un million d'hommes, cinq fois plus qu'en 1980, mais ses dettes étaient énormes et son économie en ruine. Saddam Hussein s'estima en droit de s'attribuer une récompense : le Koweit dont l'annexion offrirait un formidable accroissement des revenus pétroliers.

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Juil - 1:06




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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Lun 11 Juil - 1:07





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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Jeu 23 Fév - 19:01

Sujet : La guerre Iran-Irak 1980-1985 (Histoire)

Citation :
1980 à 1985 - chronologie spécialisée

23 septembre 1980
Les forces irakiennes envahissent le territoire iranien " en riposte à la décision iranienne de paralyser le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ". Bagdad est bombardée à trois reprises. Du 22 au 30, les aviations des deux pays bombardent des objectifs économiques et militaires.

2 octobre 1980
L'Iran garantit la libre circulation dans le détroit d'Ormuz.

24 octobre 1980
Près d'un mois après le début de la guerre, l'Irak annonce l'occupation " totale et définitive de Khorramchahr " située sur le Chott el Arab. Dès les premiers jours de combat, les troupes irakiennes ont occupé, sur le front central, le poste frontalier de Qasr-E-Chirine, et la localité de Mehran. Abadan, dont la raffinerie a été complètement détruite, et Ahwaz, demeurent sous le contrôle iranien.

12 novembre 1980
Echec de la mission de bons offices d'Olof Palme, chargé par le secrétaire général de l'ONU, Kurt Waldheim, de débloquer la situation.

25 novembre 1980
Annonce d'une contre-offensive iranienne victorieuse et d'un recul irakien dans la région d'Abadan, puis d'une victoire navale iranienne contre le port irakien de Mina-el-Bakr.

25 décembre 1980
L'Irak annonce l'ouverture d'un troisième front dans la région de Marivan (Kurdistan iranien).

11 janvier 1981
L'Iran annonce avoir pénétré, pour la première fois depuis le début de la guerre, en territoire irakien.

27 septembre 1981
Après une offensive surprise des forces iraniennes dans le Khouzistan, la ville d'Abadan, encerclée depuis un an, est débloquée.

29 novembre 1981
Nouvelle offensive éclair des forces iraniennes : libération de la localité de Bostan, qui contrôle une importante route stratégique par laquelle les Irakiens ravitaillent les places fortes de Hoveizeh et Hamid.

1er mars 1982
Nouvel échec d'Olof Palme, représentant personnel du secrétaire général de l'ONU, dans sa mission de bons offices.

22 mars 1982
Les troupes iraniennes déclenchent, le 22, leur plus importante offensive depuis le début de la guerre. L'opération Victoire évidente s'achève le 28, après une percée iranienne de plus de 50 km en direction de la frontière. Plus de 2 000 k2 de territoire sont reconquis et environ 75 000 soldats irakiens mis hors de combat.

22 avril 1982
Début de la contre-offensive iranienne baptisée opération Jérusalem en direction de la ville de Khorramchahr. Le 4 mai, les forces iraniennes établissent une tête de pont sur l'autre rive du fleuve Karoun et, le 18, parviennent à la frontière irakienne au nord de Khorramchahr.
Occupation de la localité frontalière de Chalamcheh, position stratégique servant de centre de ravitaillement à l'armée irakienne enfermée dans le port. Le 24, la ville de Khorramchahr est libérée.

20 juin 1982
Retrait des troupes irakiennes du territoire iranien.

13 juillet 1982
Déclenchement de " l'opération Ramadan " : les forces iraniennes pénètrent en territoire irakien en direction du port de Bassorah, alors que, le 12, le Conseil de sécurité avait voté à l'unanimité une résolution demandant aux deux belligérants d'observer un cessez-le-feu. L'armée irakienne résiste à cette offensive.

24 juillet 1982
Le premier ministre iranien accepte la relance de la médiation algérienne. L'Irak accepte " tous les efforts de médiation sincères ".

10 août 1982
Le président Saddam Hussein renonce à accueillir à Bagdad le sommet des chefs d'Etat des pays non-alignés, prévu pour septembre.

15 août 1982
L'Irak décrète le blocus du principal terminal pétrolier iranien, dans l'île de Kharg, au nord du Golfe. Bombardement du terminal le 18 et le 25 par l'Irak qui menace d'élargir le conflit au passage maritime du Golfe.

4 octobre 1982
Après un vote du Conseil de sécurité appelant les belligérants à observer un cessez-le-feu, l'Iran récuse la compétence du Conseil, car il est présidé par la Jordanie, allié de l'Irak.

26 octobre 1982
Sur proposition du Comité islamique de la paix, l'Irak accepte le tracé des frontières avec l'Iran défini par l'accord d'Alger de 1975.
Téhéran, qui multiplie les offensives en territoire irakien, sans réussir de percée définitive, refuse de négocier avec Bagdad " mis à genoux ". Plus de 100 000 soldats des deux camps ont déjà été victimes du conflit.

19 décembre 1982
Deux missiles irakiens sont tirés sur la ville iranienne de Dezfoul : 60 morts, 287 blessés.

7 février 1983
L'Iran lance " l'opération Aurore I " en vue de reprendre trois postes frontaliers dans le Khouristan. L'offensive piétine.

22 avril 1983
Explosion de trois missiles irakiens sur la ville iranienne de Dezfoul: lourdes pertes.

7 juin 1983
Le président irakien, Saddam Hussein, propose un " armistice provisoire " et un accord " sous des auspices internationaux ". Rejet de l'Iran, le 8.

23 juillet 1983
La nouvelle offensive iranienne " Aurore II " fait peser une lourde menace sur les exportations de pétrole. Téhéran ouvre un " quatrième front " contre l'Irak pour protéger ses installations de Kharg.

29 juillet 1983
L'offensive iranienne " Aurore III " permet la reconquête de trois hauteurs et de deux postes frontaliers près de Mehran. L'armée iranienne se retire sur sa frontière internationale, le 9 août.

18 octobre 1983
Projet occidental de résolution en vue d'obtenir un cessez-le-feu et la libre circulation dans le Golfe présenté par les Pays-Bas au Conseil de sécurité de l'ONU. Téhéran rejette le projet, le 27, et soumet un contre-projet, excluant les eaux du Golfe de la zone de guerre, le 28.

20 octobre 1983
Offensive iranienne " Aurore IV ". Bagdad admet l'importance de l'opération iranienne au Kurdistan.

11 février 1984
Le bombardement d'objectifs civils prend le relais de la guerre de positions: Bagdad bombarde Dezfoul, Abadan, Khorramchahr et Téhéran pilonne Bassorah, Mandali et Khanekine. Le 14, le gouvernement irakien suspend ses bombardements pour une semaine, suivi par Téhéran le 19.

22 février 1984
L'Iran déclenche la " guerre des marais " en lançant une grande offensive baptisée " Aurore VI ", qui se développe sur trois fronts et plusieurs axes. L'opération, amorcée dans la nuit du 21 au 22, suit l'opération " Aurore V " déclenchée plus au Sud, dans la région de Bostan, avec la reconquête de crêtes dominant la plaine irakienne et la mobilisation de 20 000 réservistes. Téhéran accorde une importance particulière au troisième front, celui de Bassorah, ou " opération spéciale Kheibar ". Riposte et représailles de part et d'autre.

27 février 1984
Nouveau blocus de l'île de Kharg, déclarée zone d'exclusion maritime par l'Irak.

29 février 1984
Les Iraniens occupent les Iles Majnoun qui recèlent le sixième des réserves pétrolières irakiennes. Premier usage d'armes chimiques par l'Irak. Tentative de contre-attaque irakienne le 1er mars.

26 mars 1984
Après une enquête d'experts de l'ONU à Téhéran, l'Irak est accusée d'avoir utilisé des armes chimiques contre l'Iran. Une résolution allant dans le même sens, est adoptée le 30 par le Conseil de sécurité.

26 avril 1984
Début de " la guerre des pétroliers " déclenchée par l'Irak avec l'attaque du pétrolier saoudien " Safina-al-Arab ". Dix-neuf navires seront atteints en un mois.

30 mai 1984
Nouvelle offensive maritime irakienne : ses avions attaquent " avec succès " une importante cible navale dans l'île de Kharg.

5 juin 1984
L'aviation saoudienne abat deux avions iraniens dans son espace aérien.

12 juin 1984
L'Irak et l'Iran acceptent la proposition du secrétaire général de l'ONU, Javier Peres de Cuellar, de mettre un terme aux bombardements des zones civiles.

11 août 1984
Combats aériens et navals autour de Khor-Moussa : trois F-14 iraniens et cinq " objectifs navals " sont détruits.

22 septembre 1984
Après une série d'attaques de pétroliers, l'Irak bombarde " à titre d'avertissement " le complexe pétrochimique de Bandar-Khomeiny.

17 octobre 1984
Tandis que la " guerre des pétroliers " se poursuit, une offensive iranienne sur le front central, dans les régions de Meimak et de Seif-Saad, est déclenchée. Stabilisation de la situation après quatre jours de combats. Téhéran confirme, le 23, " la fin des opérations victorieuses sur le front central ".

17 janvier 1985
Première opération d'envergure irakienne, depuis plusieurs mois, dans le sud du front et sur les îles Majnoun.

31 janvier 1985
Nouvelle offensive irakienne sur le front central, dans la région de Qasr-el-Cherine.

4 mars 1985
Début de le " guerre des villes " déclenchée par l'Irak avec le bombardement d'une usine de la banlieue d'Ahwaz. " Bombardement de représailles " le 5 sur Bassorah. Les jours suivants, plusieurs villes iraniennes et irakiennes sont touchées.

11 mars 1985
Pour la première fois, depuis juillet 1982, Bagdad est bombardée et plusieurs " objectifs stratégiques " atteints. Les bombardements irakiens se poursuivent, ainsi que les représailles iraniennes: le 12, des missiles sol-sol atteignent les installations pétrolières irakiennes de Kirkouk; le 14, raid irakien sur Téhéran et Tabriz, l'Iran riposte en bombardant les principales villes irakiennes.

11 mars 1985
Appel au cessez-le-feu du secrétaire général de l'ONU: acceptation " inconditionnelle " de l'Iran tandis que Bagdad annonce préférer des " contacts directs " à New-York, sous l'égide de l'ONU. Nouvel appel du Conseil de sécurité, le 15, pour un cessez-le-feu: les belligérants continuent leur " guerre des villes ".

18 mars 1985
Offensive iranienne dans les marais de Howeiza, en territoire irakien: il s'agit de la percée iranienne la plus profonde en territoire ennemi depuis le début de la guerre. Le 19, Téhéran menace d'exercer des représailles contre Bagdad avec des missiles pour chaque raid effectué contre les villes iraniennes par l'aviation irakienne.

25 mars 1985
Guerre des capitales: bombardements de Bagdad et de Téhéran.

30 mars 1985
Tournée du secrétaire général de l'ONU, Javier Perez de Cuellar, dans le Golfe: échec.

4 avril 1985
L'Irak utilise, pour la première fois, des missiles sol-sol contre les villes frontalières de Bahktaran et de Hamadan. En riposte, l'artillerie persane pilonne les villes frontalières irakiennes. Les jours suivants, attaques et ripostes se poursuivent.

25 avril 1985
Nouveaux raids irakiens sur les villes iraniennes, dont Téhéran.
Réplique iranienne, le 28: deux raids aériens et un missile contre Bagdad et bombardements des villes frontalières.

1er juillet 1985
Reprise de la guerre des villes, interrompue le 15 juin.

20 juillet 1985
L'Irak attaque le champ pétrolifère iranien " Cyrus ".

23 juillet 1985
L'Iran lance une nouvelle opération, baptisée " Jérusalem IV ".

15 août 1985
Le terminal pétrolier iranien de Kharg est durement endommagé par l'aviation irakienne: plusieurs navires sont touchés. L'état d'alerte est établi au sud du Golfe en cas de représailles iraniennes.
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 10 Mar - 4:13



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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 10 Mar - 22:31

la bataille de Fao à couté 50.000 morts aux deux parties en 48 heures, énormes je m'en rappelle, c'était ca passe ou sa casse. mais le grand perdant c'étaient les peuples arabo-musulmans, les grands gagnants devinez ? les majors companies en armements, ils se sont sucrés sur le dos des deux parties, pour à la fin revenir aux accords d'Alger de 1975 !

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 10 Mar - 23:03

tous ça a cause de la folie des grandeurs de deux mégalomanes d'un cote sadame et de l'autre khamenei pour rien que des vies perdu

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Sam 2 Mar - 23:47

quelques vidéos cote Iranien








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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 0:09


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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 0:55

c’était vraiment une sale guerre Sad

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 14:15

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 14:24

vive l’Iran

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 14:41

Baseej




Opération Mersad,lourde pertes côtés moudjahidines Iraniens..


Enfant tué après que Saddam ai lancer une attaque chimique sur une école



Iranien blessés



Soldat Iranien avec masque à gaz.

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 14:59

trop de gosses en première ligne une boucherie

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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   Dim 3 Mar - 15:01

Malheureusement...

dans cette guerre seul l'Iran utilisait des enfants je crois..

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L'armée de Saddam n'avait aucune pitié,tout y passait..
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MessageSujet: Re: La Guerre IRAN-IRAK [1980-1988]   

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