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 La Guerre d'Indépendance [1954-1962]

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Zoubir8
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Ven 5 Avr - 18:35


Krim
Belkacem reçu par le président Mao-Tsé-Toung, à Pékin en 1960, pour
faire passer le message de la cause algérienne aux nations unis

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Sam 13 Avr - 23:19

Je savais pas ou posté ça..









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yak
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Sam 13 Avr - 23:49



Citation :
Massu et la torture[modifier]

Jacques Massu a été accusé par d'anciens combattants FLN algériens, notamment Louisette Ighilahriz, d'avoir donné son aval aux pratiques de torture pendant la guerre d'Algérie et même d'y avoir participé. Il a confirmé l'essentiel de ses précédentes déclarations quant aux pratiques et aux descriptions faites dans son livre La vraie bataille d'Alger. Dans un entretien télévisé5 de 1971, il déclare « J'ai dit officiellement que je reconnaissais l'existence de la méthode et que je la prenais sous ma responsabilité. » Il a écrit en 2000 « qu'on aurait pu s'en passer »6. La fin de la guerre d'Algérie a été suivie d'une large loi d'amnistie pour les actes commis en relation avec cette dernière, qu'ils soient du fait du FLN, de l'OAS ou des militaires français. Cette loi fut encore complétée en 1966, en juillet 1968 et en 1982.

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Sam 13 Avr - 23:59

yak a écrit:


Citation :
Massu et la torture[modifier]

Jacques Massu a été accusé par d'anciens combattants FLN algériens, notamment Louisette Ighilahriz, d'avoir donné son aval aux pratiques de torture pendant la guerre d'Algérie et même d'y avoir participé. Il a confirmé l'essentiel de ses précédentes déclarations quant aux pratiques et aux descriptions faites dans son livre La vraie bataille d'Alger. Dans un entretien télévisé5 de 1971, il déclare « J'ai dit officiellement que je reconnaissais l'existence de la méthode et que je la prenais sous ma responsabilité. » Il a écrit en 2000 « qu'on aurait pu s'en passer »6. La fin de la guerre d'Algérie a été suivie d'une large loi d'amnistie pour les actes commis en relation avec cette dernière, qu'ils soient du fait du FLN, de l'OAS ou des militaires français. Cette loi fut encore complétée en 1966, en juillet 1968 et en 1982.
Citation :
DOSSIER SUR LA TORTURE DANS LA GUERRE DE LIBERATION (Le Monde)

Torturée par l'armée française en Algérie, " Lila " recherche l'homme qui l'a sauvée

Florence Beaugé, Le Monde, 19 juin 2000

" J'étais allongée nue, toujours nue. Ils pouvaient venir une, deux ou trois fois par jour. Dès que j'entendais le bruit de leurs bottes dans le couloir, je me mettais à trembler. Ensuite, le temps devenait interminable. Les minutes me paraissaient des heures, et les heures des jours. Le plus dur, c'es t de tenir les premiers jours, de s'habituer à la douleur. Après, on se détache mentalement, un peu comme si le corps se mettait à flotter. " Quarante ans plus tard, elle en parle avec la voix blanche. Elle n'a jamais eu la force d'évoquer avec sa famille ces trois mois qui l'ont marquée à vie, physiquement et psychologiquement. Elle avait vingt ans. C'était en 1957, à Alger. Capturée par l'armée française le 28 septembre, après être tombée dans une embuscade avec son commando, elle avait été transférée, grièvement blessée, à l'état-major de la 10e division parachutiste de Massu, au Paradou Hydra. " Massu était brutal, infect. Bigeard n'était pas mieux, mais, le pire, c'était Graziani. Lui était innommable, c'était un pervers qui prenait plaisir à torturer. Ce n'était pas des êtres humains. J'ai souvent hurlé à Bigeard : " Vous n'êtes pas un homme si vous ne m'achevez pas ! " Et lui me répondait en ricanant : "Pas encore, pas encore ! " Pendant ces trois mois, je n'ai eu qu'un but : me suicider, mais, la pire des souffrances, c'est de vouloir à tout prix se supprimer et de ne pas en trouver les moyens. " Elle a tenu bon, de septembre à décembre 1957. Sa famille payait cher le prix de ses actes de " terrorisme ". " Ils ont arrêté mes parents et presque tous mes frères et soeurs. Maman a subi le supplice de la baignoire pendant trois semaines de suite. Un jour, ils ont amené devant elle le plus jeune de ses neuf enfants, mon petit frère de trois ans, et ils l'ont pendu... " L'enfant, ranimé in extremis, s'en est sorti. La mère, aujourd'hui une vieille dame charmante et douce, n'avait pas parlé. Sa fille aurait fini par mourir, dans un flot d'urine, de sang et d'excréments, si un événement imprévu n'était intervenu. " Un soir où je me balançais la tête de droite à gauche, comme d'habitude, pour tenter de calmer mes souffrances, quelqu'un s'est approché de mon lit. Il était grand et devait avoir environ quarante-cinq ans. Il a soulevé ma couverture, et s'est écrié d'une voix horrifiée : " Mais, mon petit, on vous a torturée ! Qui a fait cela ? Qui ? " Je n'ai rien répondu. D'habitude, on ne me vouvoyait pas. J'étais sûre que cette phrase cachait un piège. " Ce n'était pas un piège. L'inconnu la fera transporter dans un hôpital d'Alger, soigner, puis transférer en prison. Ainsi, elle échappera aux griffes de Massu, Bigeard et Graziani. Louisette Ighilahriz, " Lila " de son nom de guerre, retrouvera la liberté cinq ans plus tard, avec l'indépendance de l'Algérie. Depuis, elle recherche désespérément son sauveur. Ce souhait est même devenu une idée fixe, une obsession. " J'ai tout essayé, envoyé des messages partout, avec de moins en moins d'espoir de le retrouver vivant. S'il l'est encore, il doit avoir à peu près quatre-vingt-cinq ans. Je ne veux qu'une chose : lui dire merci. " Elle ne sait presque rien de Richaud, sinon son nom, pour l'avoir entendu - mais elle n'est même pas sûre de l'orthographe -, sa fonction probable : médecin militaire, et son grade : commandant. A défaut de le revoir, Louisette Ighilahriz voudrait remercier sa fille : " Je me souviens qu'il m'avait dit : "Je n'ai pas vu ma fille depuis six mois, vous me faites terriblement penser à elle." Alors, je la cherche, elle aussi. Je voudrais lui dire combien son père l'aimait et à quel point il pensait à elle, là-bas, en Algérie... "

Torture en Algérie : le remords du général Jacques Massu " NON, la torture n'est pas indispensable en temps de guerre, on pourrait très bien s'en passer. Quand je repense à l'Algérie, cela me désole, car cela faisait partie d'une certaine ambiance ". Florence Beaugé, Le Monde, mercredi 21 juin 2000

La torture est-elle indispensable en temps de guerre ? Non, répond le général Massu, qui aujourd'hui n'hésite pas à affirmer : " Quand je repense à l'Algérie, cela me désole, on aurait pu faire les choses différemment. " Ce qui provoque cette suprenante confidence du général Massu, c'est la publication, en première page du Monde du 20 juin, du témoignage d'une ancienne " fellagha ", Louisette Ighilaghiz. Capturée par l'armée française, le 28 septembre 1957, à Chebli, à environ 30 kilomètres d'Alger, seule femme présente au sein du commando de neuf personnes avec lequel elle opérait, cette jeune kabyle, âgée de vingt ans à l'époque des faits, expliquait qu'elle avait été transférée, grièvement blessée, à l'état-major de la 10e division parachutiste de Massu, au Paradou Hydra, un quartier de la capitale. Louisette Ighilaghiz a passé là trois mois, " allongée nue, toujours nue ", et a été torturée pratiquement sans interruption de fin septembre à fin décembre 1957. Selon son témoignage recueilli par Le Monde à Alger, au cours de plusieurs rencontres échelonnées entre fin avril et début mai, la jeune fille a eu la vie sauve grâce à un inconnu qui, un soir de la fin décembre 1957, s'est approché de son lit de camp, l'a examinée et s'est écrié d'une voix horrifiée : " Mais mon petit, on vous a torturée ! Qui a fait cela ? Qui? " Après l'avoir fait transporter et soigner dans un hôpital d'Alger, cet homme l'a transférée en prison, la soustrayant ainsi à ses tortionnaires. De son sauveur, Louisette Ighilaghiz, âgée de soixante-quatre ans aujourd'hui, sait très peu de choses. Son nom, pour l'avoir entendu à plusieurs reprises : Richaud, - mais elle n'est même pas sûre de l'orthographe. Son grade : commandant. Et sa fonction probable : médecin militaire. Depuis quarante ans, elle le cherche. Ce souhait est devenu une idée fixe, une obsession. " J'ai envoyé des messages partout, avec de moins en moins d'espoir de le retrouver vivant, raconte-t-elle, Je ne veux qu'une chose : lui dire merci. " A défaut de le revoir, elle souhaiterait pouvoir remercier sa fille, car elle se souvient qu'il en avait une : " J'ai une fille qui doit avoir à peu près votre âge, lui avait-il dit. Vous me faites terriblement penser à elle. "

Handicapée à vie Psychologue de formation et de métier, Louisette Ighilaghiz a sa carte de résistante algérienne et a été décorée à plusieurs reprises par les plus hautes autorités de son pays pour sa participation à l'indépendance de l'Algérie. Déclarée handicapée motrice à la suite de ses blessures et des tortures qu'elle a subies, et percevant à ce titre une pension, outre sa retraite de psychologue, elle est très ferme et très claire dans ses déclarations. Elle cite nommément trois personnes dans le récit de son calvaire, mais n'en met en cause qu'une seule comme son tortionnaire direct : il s'agit du capitaine Graziani, mort ensuite dans un accrochage en Kabylie en 1959. Les deux autres sont le général Massu et le général - colonel à l'époque - Bigeard, qui, précise-t-elle, lui rendaient des visites à intervalles réguliers, " à tour de rôle, jamais ensemble, mais toujours accompagnés de Graziani ". A cette occasion, affirme-t-elle, ils donnaient des consignes à leurs subordonnés : " Eux deux se contentaient de me lancer des insultes et des grossièretés avant de donner des ordres par gestes, comme s'il existait un code muet établi. Graziani, lui, faisait les travaux pratiques. Massu et Bigeard ne s'attardaient pas en règle générale. " Interrogé sur les propos de Louisette Ighilaghiz, le général Massu, qui, avec constance depuis 1971, a toujours reconnu publiquement l'usage de la torture en Algérie, répond qu'il ne se souvient pas de cette histoire particulière. " Personnellement, dit-il, je n'y ai pas été mêlé directement. " Il accorde cependant du crédit à un récit témoignant d'une réalité qui " faisait partie d'une certaine ambiance à Alger ", et qu'aujourd'hui il regrette. Le général Massu ajoute qu'il a très bien connu le commandant Richaud, " un homme de grande qualité et un humaniste ", et propose d'aider la résistante algérienne à retrouver les proches de ce dernier.

" Je suis formelle " En revanche, le général Bigeard dément tout en bloc et parle de " tissu de mensonges " . Il déclare que le but de ce témoignage est " de démolir tout ce qu'il y a de propre en France ". Le nom du commandant Richaud ne lui dit rien. Michel Enaud, président de l'Association des anciens combattants parachutistes d'Algérie, fait aussi savoir son désaccord " avec le témoignage paru dans Le Monde du 20 juin. Bigeard était un homme d'honneur, et les parachutistes, dans leur ensemble, n'ont pas torturé. C'est vrai qu'il y a eu des exactions, mais elles n'étaient pas planifiées. C'était confié à des services spéciaux qui n'avaient rien à voir avec les parachutistes. " Tant d'années après, comment Louisette Ighilaghiz peut-elle affirmer que les deux hommes qui accompagnaient à tour de rôle le capitaine Graziani étaient bien les généraux Massu et Bigeard ? " Je connaissais leurs visages qui avaient souvent été publiés dans la presse, surtout au moment de la bataille d'Alger, répond-elle. D'autre part, il arrivait au personnel du baraquement où j'ai passé les trois mois de les appeler par leurs noms. Je suis formelle, en aucun cas je n'aurais pu les confondre avec d'autres. "

" La torture faisait partie d'une certaine ambiance. On aurait pu faire les choses différemment " Marcel Bigeard, général du cadre de réserve " Le témoignage de cette femme est un tissu de mensonges. Tout est faux, c'est une manoeuvre "

Propos recueillis par Fl. B., Le Monde, 21 juin 2000

" Comment réagissez-vous au témoignage de Louisette Ighilahriz, publié par Le Monde ?

- Ce papier est malvenu. Bigeard reste un modèle pour la France. Vous faites mal à un type qui vit pour son pays. Je continue de recevoir des centaines de lettres se référant à Bigeard, reconnaissant sa valeur et me disant : "Heureusement que vous êtes là, dans une période où toutes les valeurs sont parties en fumée." Un jour, vous allez voir, vous aurez des explosions dans les banlieues. " Je n'étais pas au PC de Massu, mon régiment était ailleurs dans Alger, et le capitaine Graziani n'était pas chez moi. Il était chez Massu. Graziani était un excellent combattant. Le témoignage de cette femme est un tissu de mensonges. Il n'y a jamais eu de femme prise à mon PC. Il s'agit de démolir tout ce qu'il y a de propre en France. Bigeard en train de pratiquement violer une femme avec Massu, c'est inimaginable ! Massu, qui est un type très croyant, doit en être malade de lire ça. Tout est faux, c'est une manoeuvre. Avant d'écrire quelque chose comme ça, il faut vérifier. D'ailleurs, le 28 septembre 1957, Bigeard n'était pas là, il avait quitté sa base de Sidi Ferruch, et était parti pour la Kabylie.

- Louisette Ighilahriz dit que vous faisiez des allers et retours, pendant les trois mois de sa détention, et que vous vous rendiez régulièrement au PC de Massu.

- Je n'étais pas là. Après la première et la deuxième batailles d'Alger, je suis parti, et jamais revenu. J'étais en Kabylie. Il m'est arrivé de revenir quelquefois à ma base de Sidi Ferruch. Plusieurs officiers m'ont téléphoné [ap rès avoir lu l'article du Monde ] et m'ont dit : "Ça, ça n'est pas Bigeard." C'est affreux de dire cela, et surtout sur une femme. Je ne l'ai jamais vue. Elle dit que cet homme qui l'a libérée est venu, un jour, a soulevé sa couverture et l'a sauvée ! Comme si un homme pouvait, comme ça, entrer, sortir et la faire évacuer de cet endroit. Ça ne ressemble à rien. De même, comme si on ne pouvait pas retrouver un médecin militaire commandant au bout de quarante-trois ans !

- Donc, le nom du commandant Richaud ne vous dit rien ?

- Non, ça ne me dit rien du tout. Et s'il existait vraiment, on aurait pu le retrouver. Surtout pendant quarante-trois ans. Mais bousiller un homme comme Bigeard !

- Le général Massu déclare au Mondequ'il vous a vu pratiquer personnellement la gégène.

- Ah non ! Non ! Je n'aurais même pas pu regarder ça.

- Il l'a même écrit dans l'un de ses livres, Le Soldat méconnu, publié en 1993 aux éditions Mame.

- Oui, oui, je le sais. On parlait plus de Massu que de Bigeard. Je sais que vous allez encore troubler les cartes avec Massu. Vous êtes en train de mettre un coup de poing au coeur d'un homme de quatre-vingt-quatre ans. Il y a de quoi se flinguer. Cela me fiche un sacré coup. Mais dites-vous bien que le vieux, à quatre-vingt-quatre ans, il est battant, et qu'il sait mordre encore... "

Le remords d'un général

Le Monde, 22 juin 2000

ON dira que c'est une affaire connue, presque classée : l'armée française a pratiqué la torture pendant toute la guerre d'Algérie (1954-1962). Elle l'a fait sous les ordres, avec l'approbation et les encouragements du pouvoir civil - notamment socialiste jusqu'en 1958 - qui, lâchement, lui en fera porter, par la suite, toute la responsabilité. C'est un moment de l'histoire de France qu'il a fallu apprendre à regarder en face. A l'époque, des journaux comme L'Express, France-Observateur, Le Monde, L'Humanité, la revue L es Temps modernes furent menacés, poursuivis ou censurés pour avoir dénoncé la torture en Algérie. Depuis, les historiens ont raconté, expliqué comment la torture fut l'accompagnement ignoble, mais quasi mécanique, des guerres coloniales. Aujourd'hui, les livres d'histoire ont enregistré que la France a pratiqué la torture en Algérie. Dès lors, pourquoi y revenir ? Au début de la semaine ( Le Monde du 20 juin), notre envoyée spéciale en Algérie a rapporté le témoignage d'une Algérienne, Louisette Ighilarhiz, torturée par l'armée française en 1957 pendant la " bataille d'Alger ". Elle est ressortie meurtrie à vie de la salle de torture. Elle incrimine la responsabilité de deux des principaux chefs militaires français de l'époque, les généraux Jacques Massu et Marcel Bigeard. Elle dit aussi qu'il y eut des justes, notamment un médecin militaire qui lui sauva la vie. On dira, là encore, que tout cela était connu, ou à peu près, même si c'est la première fois qu'un témoin affirme avoir vu les généraux Massu et Bigeard sur la scène des " interrogatoires ". Et, pourtant, c'est au travers de récits comme celui de Mme Ighilaghiz que se fait et se refait l'indispensable " travail de mémoire ", pour reprendre l'expression du philosophe Paul Ricoeur, l'inlassable répétition de la " représentation des choses passées ", ce qui doit être transmis de génération en génération, contre l'oubli qui n'est pas l'absence du souvenir, mais l'oblitération par la banalisation. Interrogé sur les accusations portées par Louisette Ighilarhiz, le général Bigeard nie tout, en bloc. En revanche, le général Massu confirme l'essentiel. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, il exprime un remords qui, à l'évidence, le taraude depuis quelques années et qu'il commença à exprimer dans un livre d'entretiens publié en 1993. Oui, répète-t-il, " la torture était ordonnée ", voire " couverte par les autorités civiles ", " qui étaient parfaitement au courant et trouvaient cela très bien " ; oui, " dans le cas de Louisette Ighilarhiz, les choses semblent être allées vraiment très loin " ; oui, la torture avait commencé en Indochine. Le général Massu, à sa façon, ne veut pas tourner la page ; il ne veut pas oublier ; il participe au travail de mémoire. Pas par mode de la repentance. Mais pour adresser un message qui pèse lourd, venant de cet homme-là : " Non, la torture n'est pas indispensable en temps de guerre (...), dit-il. Quand je repense à l'Algérie, on aurait pu faire les choses différemment. " Ne serait-ce que pour entendre cette leçon, cette dernière phrase, il fallait revenir, en effet, sur la torture en Algérie.

La " gangrène " au coeur de la République

Philippe Bernard, Le Monde, 21 juin 2000

" INTERROGATOIRE prolongé ", " méthodes de coercition ", " procédés spéciaux " : les euphémismes n'ont pas manqué pour désigner, pendant la guerre d'Algérie, le recours à la torture par la police et l'armée françaises. Cette gangrène, présente dans l'Algérie française avant même le soulèvement nationaliste de 1954, connaît son paroxysme à partir de 1957, lorsque le président du conseil, le socialiste Guy Mollet, ayant obtenu des députés du Front républicain le vote de " pouvoirs spéciaux ", charge l'armée de rétablir l'ordre dans la capitale algérienne, en proie à de multiples attentats sanglants.

TORTURE GÉNÉRALISÉE L'utilisation de la torture, sous le commandement du général Jacques Massu, pour gagner cette " bataille d'Alger ", sera ensuite généralisée, jusqu'à être exportée en métropole, dans des locaux de police, pour sévir contre des collecteurs de fonds du FLN. A Alger comme dans le bled, des " centres de tri " et des salles de torture sont aménagés ; l'usage de l'électricité - la " gégène " - et du supplice de la baignoire est répandu ; et lorsque les suppliciés sont sommairement exécutés, on parle de " corvée de bois ". Aucun des responsables de ces atrocités, couvertes il est vrai par les plus hautes autorités de la République, n'a jamais été inquiété. Systématiquement niée par le pouvoir, cette réalité a été largement connue de l'opinion française sans provoquer de révolte, au-delà des cercles d'intellectuels et de militants qui en avaient révélé l'existence. " Dès maintenant, prévient pourtant Hubert Beuve-Méry dans Le Monde du 13 mars 1957, les Français doivent savoir qu'ils n'ont plus tout à fait le droit de condamner dans les mêmes termes qu'il y a dix ans les destructions d'Oradour et les tortionnaires de la Gestapo. " Quelques semaines plus tôt, l'écrivain catholique Pierre-Henri Simon avait publié un livre intitulé Contre la torture . Jusqu'à la fin du conflit, en 1962, des journaux comme L'Humanité, L'Express , Témoignage chrétien, France-Observateur, Le Canard enchaîné et Le Monde multiplient les révélations sur la torture en Algérie, au prix d'une répression judiciaire permanente. En février 1958, la publication de La Question, témoignage d'Henri Alleg, journaliste communiste victime de tortures, vaut à Jérôme Lindon, responsable des éditions de Minuit, d'être menacé d'inculpation pour " participation à une entreprise de démoralisation de l'armée, ayant pour objet de nuire à la défense nationale ". Saisi, l'ouvrage a un immense retentissement. Car la riposte s'organise : à la fin de 1957, l'historien Pierre Vidal-Naquet a fondé le Comité Audin, du nom d'un enseignant de l'université d'Alger, communiste, disparu après être passé entre les mains des hommes de Massu. Après 1958, les vaines tentatives du nouveau pouvoir gaulliste pour interdire l'usage de la torture et les déchirements finaux du conflit algérien éclipsent un débat qui restera tabou bien après les accords d'Evian en 1962.

UNE DIMENSION POLITIQUE En 1971, le général Massu lui-même lance un pavé dans la mare. Dans La Vraie Bataille d'Alger (éditions Plon), il assume la responsabilité d'un large usage de la torture par ses subordonnés, le justifiant par la nécessité de stopper les attentats terroristes et d'éviter la mort d'innocents. " Alors, pratiquement, précise le général, si pour faire "cracher le morceau" il fallait que "ça cogne un peu", les questionneurs étaient conduits à faire subir aux prévenus des douleurs physiques dont la violence était graduée pour aboutir à l'aveu. Certes il y avait des risques, et des accidents se sont produits (...) . Le procédé le plus couramment employé, en sus des gifles, était l'électricité (...) . " Le brûlot du " vainqueur " de la bataille d'Alger suscite une vive controverse, qui rebondit, l'année suivante, avec la publication en France de La Torture dans la République de Pierre-Vidal-Naquet (éditions de Minuit), écrit au lendemain de la guerre, mais interdit pendant dix ans en France et seulement disponible en Grande-Bretagne et en Italie. L'historien analyse " la dimension politique de la torture en tant qu'institution d'Etat ", symptôme tragique des abandons successifs des gouvernants en matière de libertés publiques. Si des méthodes dignes de la Gestapo ont pu resurgir en France si peu de temps après la Libération, c'est que " toute société qui se sent menacée par la dissidence (...) peut parfaitement (...) tolérer l'utilisation (...) de la torture ", écrit M. Vidal-Naquet. A la banalisation de la " question ", il oppose un constat terrible : " Par son "aveu", la victime fait beaucoup plus que donner un "renseignement". Elle reconnaît son bourreau comme maître et possesseur de sa parole, c'est-à-dire de son humanité. "

L'armée française et la torture

Jacques Isnard, Le Monde, 22 juin 2000

LA PRATIQUE de la torture accompagne l'Algérie tout au long de son histoire coloniale. Sans remonter à la conquête de 1830, qui est loin d'avoir été " une promenade " militaire, il faut rappeler que, dès la fin 1949, le gouverneur général de l'Algérie, Marcel-Edmond Naegelen, qui détenait à l'époque l'autorité gouvernementale, met en garde les forces de sécurité (police, gendarmerie et unités militaires) contre le " caractère de particulière gravité " d'un emploi de la force qui s'apparente, dit-il, à des " sévices ", voire de " véritables tortures " contre des responsables nationalistes. Après la fin de la seconde guerre mondiale, en effet, on assiste en Algérie à une rébellion de nationalistes, dont témoignent en 1947 les émeutes de Sétif et de Guelma, suivies d'une violente répression. Quelques années après, en mars 1952, Roger Léonard, l'un des successeurs au gouvernement général, condamne, à son tour, les " actions énergiques " et les " actes de vengeance individuelle ou collective " dont les forces de sécurité sont les auteurs " face, dit-il, à des compatriotes égarés ". Mais c'est surtout la guerre d'Algérie, entre 1954 et 1962, qui va être l'occasion d'un " défoulement " dans l'usage de pratiques brutales par les forces françaises, pour qui elles font partie de la " panoplie " pour avoir du renseignement et prévenir les attentats, mais aussi par certains des combattants de l'indépendance, pour qui elles sont le moyen d'obtenir le ralliement des populations par la crainte. " Trop souvent, écrit le collectif d'historiens qui a rédigé, en 1994, une Histoire militaire de la France de 1940 à nos jours sous la direction du professeur André Martel, la recherche du renseignement passe par la torture dont l'usage illégal est cependant reconnu et qui est appliquée systématiquement, au nom de l'efficacité, sans que le pouvoir politique juge nécessaire d'intervenir autrement que pour poursuivre les protestataires. " En 1971, publiant ses Mémoires intitulés La Vraie Bataille d'Alger, le général Jacques Massu admettra qu' " on [lui] avait demandé d'aller vite " et qu' " il fallait secouer un peu les gens pour avoir du renseignement " puisque le pouvoir politique entendait lutter contre l'engrenage de la violence aveugle. Mais, dès 1962, l'historien Pierre Vidal-Naquet avait publié, dans La Raison d'Etat, une note de service du général Massu, diffusée le 19 mars 1957, où l'on lisait ceci : " On ne peut lutter contre la "guerre révolutionnaire et subversive" menée par le communisme international et ses intermédiaires avec les procédés classiques de combat, mais bien également par les méthodes d'action clandestines et contre-révolutionnaires. La condition sine qua non de notre action en Algérie est que ces méthodes soient admises, en nos âmes et consciences, comme nécessaires et moralement valables. " En Algérie, la situation s'est en fait détériorée à partir du moment où, en juin 1956, le Parlement a voté, sur la proposition du gouvernement Guy Mollet, les pouvoirs spéciaux qui suspendaient les libertés individuelles et qui autorisaient le ministre-résident, Robert Lacoste, à confier à la police, à la gendarmerie et aux unités militaires " réquisitionnées " la mission de rétablir l'ordre. Une entorse grave aux principes républicains, déjà amorcée une année avant pour les opérations dans les Aurès, va aboutir à donner, par arrêté du 8 janvier 1957, au général Massu, commandant alors la 10e division parachutiste (DP), la responsabilité du maintien de l'ordre, le préfet d'Alger se dessaisissant de ses pouvoirs légitimes en la matière. Le général Paul Ely, chef d'état-major général des forces armées à Paris, juge normal un tel transfert d'autorité, selon Maurice Faivre, qui vient de publier Les Archives inédites de la politique algérienne à partir de documents issus du service historique des armées.

UNE CERTAINE ÉMULATION Ce qu'on a alors appelé la " bataille d'Alger " - qui se déroule en deux phases, de janvier à mars 1957 puis en septembre-octobre de la même année contre les chefs et les groupes de choc de la rébellion - sera une bataille du renseignement menée, dans le grand Alger, par quatre régiments de la 10e DP, dont l'un, à l'ouest, est commandé par le colonel Marcel Bigeard, futur général. Des méthodes dites " musclées " et " contrastées " - la torture pour les appeler par leur nom - de recherche et d'interrogatoire sont en usage et on note même une certaine émulation entre les unités engagées, pour faire du résultat et prévenir les risques d'attentat. Dans l'intérieur de l'Algérie, notamment dans les régions frontalières du Maroc et de Tunisie où se réfugient des maquisards et où s'organise l'Armée de libération nationale (ALN), s'ajoutent à la torture des exécutions sommaires, baptisées du vocable de " corvées de bois ". Les moyens spécialisés de renseignement et d'action, mis en place dès 1956, font appel à un conglomérat de forces, prescrit par le général Ely, à partir du groupe léger d'intervention du service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece) (l'ancêtre de l'actuelle DGSE), du service de protection (DOP) qui deviendra le centre de coordination interarmées (CCI), de la sécurité militaire (SM) (l'ancêtre de l'actuelle direction de la protection et de la sécurité de la défense ou DPSD), du service opérationnel de recherche (SRO) et du service de documentation de la Xe région militaire et du service technique de recherche en Algérie (STRA). C'est aussi ce dispositif de renseignement et d'action qui contribua à faire arraisonner, en octobre 1956, sous l'autorité du général Henri Lorillot, commandant supérieur en Algérie, et avec l'aval de Max Lejeune, secrétaire d'Etat aux forces armées (terre), l'avion des " chefs historiques " de la rébellion entre Rabat et Tunis. Un curieux attelage a ainsi fonctionné : le pouvoir civil se défaussait sur le haut commandement pendant que les chefs militaires recrutaient des subalternes obéissants pour exercer les pressions physiques et morales. Après l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle en 1958, qui a d'abord fermé les yeux sur des pratiques qu'il réprouvait en réalité, le général Massu, commandant par intérim la Xe région militaire et le corps d'armée d'Alger, va, en quelque sorte, théoriser après-coup le concept de " guerre subversive " dans une directive générale à ses troupes datant de février 1959. Inspirée par des officiers de son état-major, qui avaient servi en Indochine et qui avaient été marqués par la théorie de la guerre révolutionnaire du Viet-minh, cette directive comporte, telle qu'elle a été publiée par le service historique des armées en 1995, trois annexes sur les techniques " policière, militaire et psychologique " destinées à coordonner le " travail de pacification " des forces armées en Algérie. Traitant des " techniques de l'interrogatoire ", la directive du général Massu précise que " la persuasion doit être utilisée au maximum " mais qu' " il y a lieu d'appliquer les méthodes de coercition lorsqu'elle ne suffit pas " . Une directive " particulière " détaille " le sens et les limites " de telles méthodes. Non archivée, ont prétendu les responsables du service historique des armées, cette annexe n'a jamais été publiée.



Guerre de libération
http://www.algeria-watch.de/farticle/1954-62/tortureguerlibe.htm
cette homme a déshonoré ca carrière militaire en Algerie lui un homme qui a combattu le nazisme et qui a utilisé les méthodes de la gestapo dans la guerre guerre d'Algerie

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 14 Avr - 0:02


De gauche à droite : colonel Marcel Bigeard, général Jacques Massu,


Pour Bigeard, la torture en Algérie était un «mal nécessaire»

Le général Marcel Bigeard, décédé ce vendredi à l'âge de 94 ans, a été l'un des protagonistes de la bataille d'Alger en 1957. Il évoquait avec réticence cette période durant laquelle l'armée française se livra à la torture, une pratique qu'il avait qualifiée en juillet 2000 de «mal nécessaire».

La bataille d'Alger, théâtre de la torture

Citation :
Lors de la bataille d'Alger, menée par la 10ème division parachutiste (DP) du général Jacques Massu, le colonel Marcel Bigeard et son 3ème régiment de parachutistes coloniaux (RPC), avaient participé au démantèlement des réseaux armés du FLN qui avaient posé une série de bombes visant les Européens. Cette bataille d'Alger avait été livrée, notamment par les régiments parachutistes de la Légion étrangère et de l'infanterie coloniale, avec le recours fréquent à la torture : supplice de la baignoire et utilisation de la gégène (décharges électriques sur les parties génitales).
Cette pratique avait été dénoncée en France par les intellectuels puis par quelques rares militaires, comme le général Jacques Pâris de la Bollardière, Compagnon de la Libération. Beaucoup plus tard, Massu et Bigeard, qui ne s'aimaient guère, s'étaient renvoyé la responsabilité de ces actes.
Les aveux du général Bigeard au soir de sa vie
En 1999, lors de la sortie de son dixième ouvrage («Lettres d'Indochine»), le général Bigeard avait reconnu à demi-mot que certains officiers de renseignement avaient utilisé la torture durant la bataille d'Alger. «Etait-il facile de ne rien faire quand on avait vu des femmes et des enfants les membres arrachés par l'explosion d'une bombe?», avait-il alors dit. En juillet 2000, il avait déclaré que la torture était un «mal nécessaire», ajoutant qu'il s'agissait d'une «mission donnée par le pouvoir politique», mais démentant l'avoir pratiquée lui-même.
«Nous avions affaire à des ennemis motivés, des fellaghas, et les interrogatoires musclés, c'était un moyen de récolter des infos. Mais ces interrogatoires étaient très rares et surtout je n'y participais pas. Je n'aimais pas ça. Pour moi, la gégène était le dernier truc à utiliser», déclarait-il en 2007 au quotidien suisse La Liberté. Mais contrairement à Massu, qui a regretté l'usage de la torture, Bigeard n'avait émis aucun remord. «Je ne regrette rien ! Nous avons fait face à une situation impossible.»
Les accusations de la militante indépendantiste Louisette Ighilahriz
La militante indépendantiste algérienne Louisette Ighilahriz avait révélé dans la presse en 2000, puis dans un livre paru en 2001 («Algérienne»), avoir été torturée à Alger par des militaires français de la 10e DP, entre le 29 septembre et le 20 décembre 1957, sur le commandement de Bigeard. Dans un livre paru en 2002 («Crier ma vérité»), Bigeard avait dénoncé une «machination».
Louisette Ighilahriz avait mis en cause Massu et Bigeard comme les «commanditaires» du «sale boulot», assurant avoir reconnu Massu et Bigeard. «Lorsque Massu ne venait pas, un autre gradé, grand et mince, portant un béret vert, le remplaçait. C'était Bigeard», témoignait-elle ainsi dans le Nouvel Observateur du 31 mai 2001.
Des spécialistes avaient relevé que le vert était la couleur de la Légion étrangère et que Bigeard, de l'infanterie coloniale dont la couleur était le rouge, ne pouvait porter un tel couvre-chef. «Curieusement», remarque Bigeard dans «Crier ma vérité», l'éditeur du livre «Algérienne» «a fait corriger certains passages et le béret de Bigeard a changé de couleur, passant du vert au rouge».
LeParisien.fr

http://www.leparisien.fr/politique/pour-bigeard-la-torture-en-algerie-etait-un-mal-necessaire-18-06-2010-969727.php

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 14 Avr - 0:03

les tristements célébres Paras de la 10ème division parachutistes (10eme DP), et le non moins triste et lugubre Commando Harki ; le Commando Georges qui opérait du côté de la région de saïda dans l'ouest algérien, grand massacreur de civils algériens.

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Dernière édition par rimonidz le Dim 14 Avr - 0:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 14 Avr - 0:06

et oui qui a oublié les crevettes de Bigeard
Citation :
La torture, les crevettes Bigeard, un modèle français !!!
18 novembre 2011 Par Henri POUILLOT

En voulant déposer les cendres du Général Bigeard aux Invalides à Paris, c'est bien le message qui veut être délivré.

Marcel Bigeard a acquis sa principale notoriété pendant la guerre d'Algérie, et tout particulièrement pendant la "Bataille d'Alger".

Bigeard, lui, défend ses hommes. La torture ? Bien sûr qu'elle existait, répondait-il, mais pas chez lui : "Les interrogatoires musclés, c'était un moyen de récolter des infos. Mais ces interrogatoires étaient très rares et surtout je n'y participais pas. Je n'aimais pas ça." Il n'aimait pas ça, et il n'aimait pas que la presse en parle autant. Venu décorer des anciens d'Algérie, il coupe court aux questions des journalistes : "Je n'ai pas dit que ça n'existait pas, tout le monde le sait qu'il y a eu de la gégène [...]. M'emmerdez pas avec ça, on en parle toute la journée, ça suffit."

La technique des "Crevettes Bigeard" ? Elles resteront la sinistre image de cette époque qui perpétuera ce nom. Pour beaucoup, ce terme employé alors ne signifie rien, surtout qu'il ne figure dans aucun livre d'histoire de notre enseignement. Pourtant c'est en employant cette expression que Paul Teitgein interrogeait Massu, en 1957, sur les milliers de disparus pour lesquels il n'avait aucun rapport concernant leur "évaporation". Pour éliminer physiquement, en faisant disparaître les corps, Bigeard avait inventé cette technique : sceller les pieds du condamné (sans jugement, sinon le sien), vivant, dans un bloc de béton et le larguer de 200 ou 300 mètres d'altitude d'un avion ou d'un hélicoptère en pleine mer. Il avait perfectionné cette technique : au début les algériens étaient simplement largués dans les massifs montagneux, mais leurs corps étaient retrouvés. La seconde étape fut le largage en mer, mais quelques un sont parvenus à revenir à la nage sur la côte et échapper miraculeusement à la mort. C'est pourquoi il "fignola" le raffinement de sa cruauté en inventant le bloc de ciment. C'est par cette technique enseignée par son ami le Général Aussaresses (et les officiers supérieurs instructeurs associés Lacheroy, Trinquier...) que cette technique a été utilisée en Argentine en particulier pour les 30.000 disparus que pleuraient les "Folles de la Place de Mai".

Il avait même été évoqué que ces cendres puissent être déposées au Panthéon, puisque les Vietnamiens s'étaient opposés au largage au dessus de Dien Bien Phu, mais le sarkozisme a sans doute estimé que la provocation serait difficile à faire accepter, et ils se sont contenté de rester dans le cadre militaire, et de trouver un emplacement parmi les autres militaires "illustres". Pour ces raisons, il n'est donc pas tolérable que de tels hommages puissent être rendus à un tel odieux personnage, un tel criminel.

Un geste fort, mais digne des valeurs de la République Française, serait d'accueillir, dans ce lieu prestigieux, un autre militaire, un para lui aussi, qui s'est, lui aussi, distingué pendant la guerre d'Algérie, le Général le plus décoré à l'époque : Le Général Jacques Paris de Bollardière. En dénonçant la torture et en refusant de la pratiquer, il mérite bien, lui, par contre les honneurs de la République.

PS : après les "honneurs" aux anciens de l'OAS, aux putschistes, les Légions d'honneur indécentes ... je vais m'adresser au Ministre de la Défense
http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/181111/la-torture-les-crevettes-bigeard-un-modele-francais

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 14 Avr - 0:12

yak a écrit:
et oui qui a oublié les crevettes de Bigeard
Citation :
La torture, les crevettes Bigeard, un modèle français !!!
18 novembre 2011 Par Henri POUILLOT

En voulant déposer les cendres du Général Bigeard aux Invalides à Paris, c'est bien le message qui veut être délivré.

Marcel Bigeard a acquis sa principale notoriété pendant la guerre d'Algérie, et tout particulièrement pendant la "Bataille d'Alger".

Bigeard, lui, défend ses hommes. La torture ? Bien sûr qu'elle existait, répondait-il, mais pas chez lui : "Les interrogatoires musclés, c'était un moyen de récolter des infos. Mais ces interrogatoires étaient très rares et surtout je n'y participais pas. Je n'aimais pas ça." Il n'aimait pas ça, et il n'aimait pas que la presse en parle autant. Venu décorer des anciens d'Algérie, il coupe court aux questions des journalistes : "Je n'ai pas dit que ça n'existait pas, tout le monde le sait qu'il y a eu de la gégène [...]. M'emmerdez pas avec ça, on en parle toute la journée, ça suffit."

La technique des "Crevettes Bigeard" ? Elles resteront la sinistre image de cette époque qui perpétuera ce nom. Pour beaucoup, ce terme employé alors ne signifie rien, surtout qu'il ne figure dans aucun livre d'histoire de notre enseignement. Pourtant c'est en employant cette expression que Paul Teitgein interrogeait Massu, en 1957, sur les milliers de disparus pour lesquels il n'avait aucun rapport concernant leur "évaporation". Pour éliminer physiquement, en faisant disparaître les corps, Bigeard avait inventé cette technique : sceller les pieds du condamné (sans jugement, sinon le sien), vivant, dans un bloc de béton et le larguer de 200 ou 300 mètres d'altitude d'un avion ou d'un hélicoptère en pleine mer. Il avait perfectionné cette technique : au début les algériens étaient simplement largués dans les massifs montagneux, mais leurs corps étaient retrouvés. La seconde étape fut le largage en mer, mais quelques un sont parvenus à revenir à la nage sur la côte et échapper miraculeusement à la mort. C'est pourquoi il "fignola" le raffinement de sa cruauté en inventant le bloc de ciment. C'est par cette technique enseignée par son ami le Général Aussaresses (et les officiers supérieurs instructeurs associés Lacheroy, Trinquier...) que cette technique a été utilisée en Argentine en particulier pour les 30.000 disparus que pleuraient les "Folles de la Place de Mai".

Il avait même été évoqué que ces cendres puissent être déposées au Panthéon, puisque les Vietnamiens s'étaient opposés au largage au dessus de Dien Bien Phu, mais le sarkozisme a sans doute estimé que la provocation serait difficile à faire accepter, et ils se sont contenté de rester dans le cadre militaire, et de trouver un emplacement parmi les autres militaires "illustres". Pour ces raisons, il n'est donc pas tolérable que de tels hommages puissent être rendus à un tel odieux personnage, un tel criminel.

Un geste fort, mais digne des valeurs de la République Française, serait d'accueillir, dans ce lieu prestigieux, un autre militaire, un para lui aussi, qui s'est, lui aussi, distingué pendant la guerre d'Algérie, le Général le plus décoré à l'époque : Le Général Jacques Paris de Bollardière. En dénonçant la torture et en refusant de la pratiquer, il mérite bien, lui, par contre les honneurs de la République.

PS : après les "honneurs" aux anciens de l'OAS, aux putschistes, les Légions d'honneur indécentes ... je vais m'adresser au Ministre de la Défense
http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/181111/la-torture-les-crevettes-bigeard-un-modele-francais

les Crevettes de Bigeard, et ne pas oublier les fameuses "Dagues Commandos" desquelles se servaient les éléments du Commando Georges constitués de Harkis qui sanguinairement assassinaient et anéantissaient des Mechtas (petits regroupement de cahutes) entières dans le Sud-Ouest Algérien.

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 1 Mai - 10:29


Une
des rares photos du premier CCE en 1957. De gauche à droite, Abane
Ramdane, Saad Dahlab, Krim Belkacem et Benyoucef Benkhedda. Il ne manque
que Larbi Ben M'Hidi.
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 1 Mai - 10:30

Pour
ceux que l'histoire intéresse, voici une photo prise fin 1955 où on
peut voir Larbi Ben M'Hidi, Mohamed Boudiaf, Hocine Aït-Ahmed, Ahmed Ben
Bella, Fathi Dib après une rencontre consacrée aux problèmes
d'acheminement d'armes pour les maquis. Aux visages fermés des
différents protagonistes, on comprend que la réunion a été orageuse.




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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 1 Mai - 10:32


Au
Caire en 1957. DE gauche à droite : Krim Belkacem, Fathi Dib, Abane
Ramdane, M'Hammed Yazid, Lamine Debaghine, Saad Dahlab, Benyoucef
Benkhedda et Ferhat Abbas.
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 1 Mai - 10:40

Boumediene au maquis du côté de Ramka en 1957


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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 8 Mai - 7:42

http://www.youtube.com/watch?v=Q4nOWmuqOHc
Chanson révolutionnaire méconnue. Farid Ali. «ayemma a3zizen ouretsrou» Farid Ali, la voix révolutionnaire Avec un parcours riche et difficile à cerner, Farid Ali restera un sujet de la mémoire collectif. Son chant patriotique et...

Sources: page facebook "Histoire de la révolution Algérienne".

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Jeu 9 Mai - 17:21


Des moudjahidine de la Wilaya II dans la région de Jijel. Sources: page FB "Histoire de la révolution algérienne".

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 12 Mai - 20:39

Lettre aux Israélites d'Algérie

Quelque part en Algérie, le 1er octobre 1956
Le Front de libération nationale

(publié par Libre Algérie, 5-18 juin 2000)
A Monsieur le Grand Rabbin,
A Messieurs les membres du Consistoire israélite,
Aux élus et à tous les responsables de la communauté israélite d'Algérie,
Monsieur le Grand Rabbin,
Messieurs et chers compatriotes,

Le Front de libération nationale (FLN), qui dirige depuis deux ans la
révolution anticolonialiste pour la libération nationale de l'Algérie,
estime que le moment est venu où chaque Algérien d'origine israélite, à
la lumière de sa propre expérience, doit sans aucune équivoque prendre
parti dans cette grande bataille historique.

C'est aujourd'hui un fait notoire que la guerre de reconquête imposée au
peuple algérien s'est définitivement soldée par un double échec
militaire et politique.

Les généraux français eux-mêmes avec, à leur tête, le maréchal Juin, ne
cachent plus l'impossibilité de venir à bout de la Révolution algérienne
invincible.

Le gouvernement français, dans sa recherche actuelle d'une solution
politique devenue inévitable, veut encore voler sa victoire au peuple
algérien en poursuivant la pratique insensée de manouvres grossières,
vouées dès maintenant à un échec retentissant.

L'essentiel de ces manoeuvres consiste à tenter d'isoler même
partiellement le FLN en portant atteinte à l'unanimité nationale
anticolonialiste désormais indestructible.

Vous n'ignorez pas, chers compatriotes, que le
FLN, inspiré par une foi patriotique élevée et lucide, a déjà réussi à
ruiner la diabolique politique de division qui s'est traduite
dernièrement par le boycottage de nos frères commerçants mozabites, et
qui devait s'étendre à l'ensemble des commerçants israélites.

Cette double tentative que nous avons étouffée dans l'oeuf était, comme
par le passé, ourdie par la haute administration et mise en application
par une poignée d'aventuriers escrocs au service de la police.

Les policiers mouchards et contre-terroristes assassins ont été exécutés
non en raison de leur confession religieuse, mais uniquement parce
qu'ennemis du peuple.

Le FLN, représentant authentique et exclusif du peuple algérien,
considère qu'il est aujourd'hui de son devoir de s'adresser directement à
la communauté israélite pour lui demander d'affirmer d'une façon
solennelle son appartenance à la nation algérienne

Ce choix clairement affirmé dissipera tous les malentendus et extirpera
les germes de la haine entretenus par le colonialisme français. Il
contribuera en outre à recréer la fraternité algérienne brisée par
l'avènement du colonialisme français.

Depuis la Révolution du 1er Novembre 1954, la communauté israélite
d'Algérie, inquiète de son sort et de son avenir, a été sujette à des
fluctuations politiques diverses.

Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens,
contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont
prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

Ce n'est qu'après les troubles colonialo-fascistes du 6 février, au
cours desquels ont réapparu les slogans anti-juifs, que la communauté
israélite s'est orientée vers une attitude neutraliste.

Par la suite, à Alger notamment, un groupe d'Israélites de toutes
conditions a eu le courage d'entreprendre une action nettement
anticolonialiste, en affirmant son choix raisonné et définitif pour la
nationalité algérienne.

Ceux-là n'ont pas oublié les troubles anti-juifs colonialo-racistes qui,
sporadiquement, se sont poursuivis en pogroms sanglants jusqu'au régime
infâme de Vichy.

La communauté israélite se doit de méditer sur la condition terrible que
lui ont réservée Pétain et la grosse colonisation : privation de la
nationalité française, lois et décrets d'exception, spoliations,
humiliations, emprisonnements, fours crématoires, etc.

Avec le mouvement Poujade et le réveil du fascisme qui menace, les juifs
risquent de connaître de nouveau, malgré leur citoyenneté française, le
sort qu'ils ont subi sous Vichy.

Sans vouloir remonter bien loin dans l'histoire, il nous semble malgré
tout utile de rappeler l'époque où, en France, les juifs, moins
considérés que les animaux, n'avaient même pas le droit d'enterrer leurs
morts, ces derniers étant enfouis clandestinement la nuit n'importe où,
en raison de l'interdiction absolue pour les juifs de posséder le
moindre cimetière.

Exactement à la même époque, l'Algérie était le refuge et la terre de
liberté pour tous les Israélites qui fuyaient les inhumaines
persécutions de l'inquisition.

Exactement à la même époque, la communauté israélite avait la fierté d'offrir à sa patrie algérienne non seulement des poètes, des commerçants, des artistes, des juristes, mais aussi des consuls et des ministres.

Si le peuple algérien a regretté votre silence, il a apprécié la prise
de position anticolonialiste des prêtres catholiques, comme ceux
notamment des zones de guerre de Montagnac et de Souk Ahras, et même de
l'archevêché qui, pourtant, dans un passé récent, s'identifiait encore à
l'oppression coloniale.

C'est parce que le FLN considère les Israélites algériens comme les fils de notre patrie qu'il
espère que les dirigeants de la communauté juive auront la sagesse de
contribuer à l'édification d'une Algérie libre et véritablement
fraternelle.

Le FLN est convaincu que les responsables comprendront qu'il est de leur
devoir et de l'intérêt bien compris de toute la communauté israélite de
ne plus demeurer «au-dessus de la mêlée», de condamner sans rémission
le régime colonial français agonisant, et de proclamer leur option pour
la nationalité algérienne.

Salutations patriotiques.

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 12 Mai - 21:32

joli lettre Smile et quel fu leur réponse a nos cousin israélite? Smile

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 15 Mai - 13:38

Rebell a écrit:
joli lettre et quel fu leur réponse a nos cousin israélite?

Ils ont répondu par la négative.
Ils ont dit: on est neutre.



Photo rare:

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mer 15 Mai - 15:25

le contraire m'aurai ettoner...

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Jeu 23 Mai - 21:51


Sur la photo : Krim Arezki le frère de Krim Belkacem, brûlé par un gaz (napalme) Le 13/07/1960 aux frontières Tunisiennes .

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 26 Mai - 13:35




5)
Au cours du bombardement, 3 moudjahidin furent brûlés au napalm : de
gauche à droite : ameziane slimane-larabi ali-ouzrourou salah – à Draa
el Mizan, Tizi Ouzou (foret de boumahni).
L’ennemi a déployé ses
troupes terrestres et appelés aux renforts, une colonne de chars
blindées et des avions B 26 qui larguaient sur nous des roquettes et des
fûts de napalm. Ce n’est qu’à la tombée de la nuit
que nous réussissions a sortir de l’encerclement. Cette photo a été
prise par l’aspirant sanitaire si M’hidine de la zone III, lors de son
passage dans notre secteur et ce, quelques jours seulement après
l’accrochage avec l’ennemi. Presque un mois durant, nos bras et mains
restaient levées à cause d'une douleur atroce lorsque qu'ils sont en
position baissée.
Nous étions trois moudjahidin à être touchés ;
moi-même, si Ali Larabi et si Slimane Meziane (voir photo ci-contre). Ce
liquide à l’odeur nauséabonde s’était répandu sur nos têtes, cous,
visages et les mains. Enflammés, nous nous précipitions vers un ruisseau
où coulait de l’eau potable pour mouiller le reste de nos habilles que
nous posâmes en suite sur les parties brûlées de nos corps, à l’effet
d’éteindre le feu.
Les douleurs étaient atroces, nous dégagions des
odeurs nauséabondes, une puanteur. Nos bras étaient devenus immobiles à
tel point que nous étions incapables de tenir quoi que ce soit, y
compris nos pistolets automatiques (PA). En raison de ces douleurs
auxquelles s’ajoutait la crainte d’être capturé vivant, je ne pouvais
pas m’empêcher de pleurer. Pourtant, le courage ne me manquait pas, pour
avoir connu des blessures par balles et par éclats d’obus à deux
reprises, avant ce jour. Le napalm répandu sur le sol brûlait jusqu'à la
dernière goûte du liquide ; n’épargnant ni la roche, ni le bois, ni
l’eau ni la terre. Le seul moyen de l’éteindre était de l’étouffer à
l’aide d’un linge mouillé, de la terre ou du sable posé sur l’endroit
touché.
Ce jour là était une apocalypse ; nous avions perdus la
notion du temps. Même si les bombardements avaient duré deux heures au
plus, pour nous, ils avaient continué toute la journée. Tout conscient
que j’étais, je ne savais pas comment je me suis retiré de cet enfer
pour me retrouver avec mes camarades, ailleurs, dans la même foret de
Boumahni. Des odeurs nauséabondes nous poursuivaient puisque s’était
notre chaire qui puait50 eme anniversaire de l'indépendance.


Nous étions trois moudjahidin à être touchés ; moi-même, si Ali Larabi
et si Slimane Meziane (voir photo ci-dessous). Ce liquide à l’odeur
nauséabonde s’était répandu sur nos têtes, cous, visages et les mains.
Enflammés, nous nous précipitions vers un ruisseau ou coulait de l’eau
potable pour mouiller le reste de nos habilles que nous posâmes en suite
sur les parties brûlées de nos corps, à l’effet d’éteindre le feu.J’aime · · Partager

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 2 Juin - 23:23


Histoire
de ce général en désaccord avec sa hiérarchie sur les moyens employés
(fouille systématique des mosquées, travail de police, interrogatoires
"musclés") pour le maintien de l'ordre en Algérie en 1957. Il sera
condamné à la forteresse pour avoir dénoncé les exactions. En 1972, il
publiera ce livre pour continuer sa propre bataille qui consiste à
dénoncer les horreurs de cette guerre.





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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Ven 7 Juin - 20:36

Le
03 juillet 1962, le Roi Hassan II reçoit Benkhadda a la tête du GPRA
afin de préparer les relations algéro-marocaine. M'hamed Yazid,
Mohammedi Said, Rabah Bitat, Houcin Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf, Mohammed
Seddik Benyahia, Ahmed Ben Bella, Le Roi Hassan II, Ben Youcef
Benkhedda, Krim Belkacem, Saad Dahleb, Abdelhafid Boussouf.


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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Dim 9 Juin - 14:03

H Boumediene et le Che.



Histoire de la révolution algerienne C’est
en ce jour du mercredi 24 juillet 1963 que « Che » Guevara, ministre de
l’Industrie cubaine, hôte de marque de notre pays depuis les
célébrations de notre fête nationale, le 5 juillet 1963, repart à
destination de la Havane.

La veille, « Che » Guevara
s’est entretenu avec la presse au salon de l’ambassade de Cuba au Golf à
Alger au cours de laquelle, il déclare, entre autres, que « l’histoire
dira l’importance de nos mouvements dans la libération de l’Afrique et
de l’Amérique ».

Et
c’est d’ailleurs dans le même DC 6 de la compagnie cubaine qui avait
ramené Guevara à la Havane, se trouvait une délégation algérienne,
conduite par le ministre de la Défense nationale, Houari Boumediene, qui
s’envolait en direction de cuba pour assister à la fête nationale
cubaine qui devait se dérouler le 26 juillet en commémoration du 10ème
anniversaire de la révolution cubaine.

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Mar 18 Juin - 19:48


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MessageSujet: Re: La Guerre d'Indépendance [1954-1962]   Jeu 27 Juin - 22:38


Association nationale des condamnés à mort (1954-1962) : Hommage aux premiers Algériens guillotinés




Citation :
Un vibrant hommage a été rendu hier à Tlemcen aux premiers Algériens guillotinés lors de la guerre de Libération nationale à l'occasion d'une rencontre organisée par l’Association nationale des condamnés à mort (1954-1962) dans le cadre de la commémoration du 57e anniversaire de la mort d’Ahmed Zabana et d’Abdelkader Ferradj, un 19 juin 1956. Devant une assistance composée d’anciens condamnés à mort, de moudjahidine et de jeunes, le président d’association a rappelé que "l’Algérie a payé un lourd tribu pour recouvrer son indépendance devant des forces coloniales ayant utilisé les pires machines de la mort, en l’occurrence la guillotine". M. Mustapha Boudina a également indiqué que la mission première de l’association est de transmettre aux jeunes générations, ce qu’ont enduré leurs ancêtre pendant la guerre de Libération et les grands sacrifices consentis par les hommes et les femmes algériens, "notamment le vécu quotidien de ces condamnés qui attendaient leurs exécutions dans les couloirs de la mort et l’atrocité de leurs bourreaux et de cette machine qui tranchaient les têtes". "Vous pouvez être fiers de votre histoire et de vos ancêtres", a-t-il déclaré à l’adresse des jeunes, soulignant que "le peuple algérien a été de tout temps un peuple libre et l’Algérie a été depuis la nuit des temps un grand pays". Il a remonté jusqu'à l'ère de Kahina, rappelant au passage la période s’étalant de 1530 à 1827 où la flotte algérienne dominait la mer Méditerranée, les résistances populaires menées par l’émir Abdelkader, Ahmed Bey, le combat militant de l’émir Khaled et du père du nationalisme algérien Messali Hadj. "Ahmed Zabana, Abdelkader Ferradj, Larbi Ben M’hidi et les nombreux autres chahids constituent des symboles du nationalisme et de l’amour de la patrie, et doivent être des exemples à suivre pour la nouvelle génération algérienne qui doit veiller à la construction du pays et à la défense de ses intérêts", a conclu M. Boudina. La rencontre a été marqué par la projection d’un film documentaire réalisée par l’Association nationale des condamnés à mort (1954-1962) sur les chahids guillotinés mettant en exergue leur courage et l’atrocité du bourreau colonial.



http://www.elmoudjahid.com/fr/flash-actu/10931
 

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